CSM Rachida Dati CSM Le CSM rappelle à l'ordre Rachida Dati et lui demande de "respecter" la magistrature rachida dati csm critique demande respecter magistrats rachida dati 2652

Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) a violemment critiqué Rachida Dati pour son attitude après le suicide d'un mineur en prison. Et ce n'est pas peu dire... En bref, le CSM dénonce la "mise en cause précipitée" de l'institution judiciaire par la ministre, alors qu'elle avait en main les éléments qui "permettaient de l'exclure". Un ange passe...

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La justice coupable...

Le 6 octobre, après le suicide d'un détenu mineur dans une prison de Metz, Rachida Dati mettait ouvertement en cause les magistrats en charge de son incarcération. En quelques heures, le Procureur de la République était sommé de livrer le nom du magistrat qui avait pris la décision d'emprisonnement. Ce dernier était dans la foulée interrogé par cinq de ses pairs de l'Inspection Générale des Services Judiciaires, en pleine nuit, après un retour de congés pour le moins précipité. Ce fut ensuite le tour du juge des enfants qui avait prononcé la condamnation, ainsi que les gendarmes qui avaient mis a exécution les instructions du magistrat du parquet, donc représentant de la... ministre. Bref, toute la chaîne judiciaire, et comme pour enfoncer le clou, avant même le résultat de cette enquête, Dati proposait un décret imposant avant toute incarcération de mineur sa présentation devant un magistrat du parquet. Le coupable était trouvé : la Justice.

Et la prison innocente

Curieusement, seule l'administration pénitentiaire était épargnée. Celle-là même qui vient de se faire épingler coup sur coup par trois rapports émanant du Conseil de l'Europe, du Contrôleur des prisons et des avocats. Et malgré cela, Rachida Dati continue aujourd'hui encore d'ignorer (ou de le feindre) qu'il puisse y avoir un problème de ce côté là... En prison, tout va bien.

Le CSM a donc publié, jeudi, un communiqué épinglant violemment la ministre de la Justice. Une telle démarche vis-à-vis du pouvoir politique est sans précédent, selon les syndicats de magistrats qui y voient un "rappel à l'ordre". A signaler aussi, ce mystérieux refus de témoigner de l'inspecteur général des services judiciaires, qui s'est contenté de faxer les documents amassés lors de son enquête. "Le Conseil de la magistrature réaffirme la nécessité de respecter les actes juridictionnels des magistrats, qu'ils soient du siège ou du parquet, pour assurer l'indépendance de l'autorité judiciaire, garantie essentielle des citoyens", écrit le CSM dans son communiqué.

Dati en veut-elle à l'institution judiciaire ?

Plus fort, le "caractère dramatique du suicide d'un mineur en prison rend l'émotion de l'opinion, comme celle des magistrats, légitime et compréhensible. Il ne peut, toutefois, justifier la mise en cause précipitée des acteurs de l'institution judiciaire (...) alors même que les éléments déjà portés à la connaissance du ministère de la Justice permettaient de l'exclure", ajoute le CSM. Rachida Dati aurait-elle surfé sur la vague de l'émotion pour rajouter une couche de culpabilisation, tant en vogue ces temps-ci, sur l'institution judiciaire ? Aïe...

"Le CSM rappelle au garde des Sceaux qu'il doit respecter les décisions de justice et les principes constitutionnels qui devraient la guider. C'est quand même assez cocasse pour celle qui est le ministre de la loi", a déclaré Laurent Bedouet, de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). Quand le Syndicat de la magistrature se félicite "du ferme rappel à l'ordre adressé au garde des Sceaux car le CSM confirme les graves atteintes à l'indépendance".

Alors.. Dati en veut-elle à l'institution judiciaire ? Une seul chose est sûre... c'est que l'inverse est vrai !

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Faut pas se moquer

Et pis, "curieusement, seule l'administration pénitentiaire était épargnée", c'est faux, Monsieur ! Rendons justice à la garde. Le parquet général est aussi passé entre les gouttes.

Signé : Maitre Corbeau

http://www.maitre-eolas.fr

@ Maitre Corbeau Eolas

Difficile de vous comprendre, expliquez aux ignorants que nous sommes.

Tout autant difficile d'ouvrir une réflexion sur votre site, il ne faut pas être "hors sujet", ce qui ne réserve votre espace qu'aux complaisants et aux professionnels .(sans attaque personnelle, visée de dialogue)

Il existe de bons avocats mais expliquer comment d'autres "traitent leurs dossiers" est une toute autre affaire...
Dissuadé par votre "troll détector" je n'ai pas communiqué ...
Il est possible d'être victime plusieurs fois pour la même affaire y compris de son avocat, ce, bien loin du serment que ceux-ci ont prêté .

La justice est un tout, les avocats en font partie .
Le corporatisme je puis le comprendre, faire l'impasse sur "certains praticiens" c'est amputer partie de la maladie.

Sur invitation je vous suivrai afin de vous expliquer le mal qui ronge votre profession, pourquoi les avocats pour une minorité, son bien moins lumineux aux yeux de la majorité.

Dans certains cas heureusement il reste des procureurs, et les capacités d'étude que la nature à donné ...

Sans dialogue large et avec corporatisme nous ne pourrons pas faire un état des lieux pour parler de justice.
Si l'opinion publique ne défend pas la justice, c'est que la justice vit en circuit fermé.

Rectification

Le message ci-dessus signé maître Corbeau n'est pas de moi.

Eolas.

Bilboquet

Le communiqué du CSM est plutôt nuancé...

http://www.conseil-superieur-magistrature.fr/userfiles/file/Com%20CSM%20Metz.pdf