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Une personne sur six souffre de la faim dans le monde. C'est le principal enseignement d'un rapport de la FAO publié à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation.

Un milliard d'affamés dans le monde
Crédit photo : ©FAO

C'est aujourd'hui la Journée mondiale de l'alimentation. L'occasion de rappeler les chiffres catastrophiques de la faim dans le monde, dévoilés dans un rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et du Programme alimentaire mondial (PAM). Pour la première fois, le seuil du milliard de personnes sous alimentées a été dépassé. La récession mondiale fait en outre apparaître une inquiétante fragilité du système alimentaire mondial qui nécessite une réforme urgente.

L'Afrique la plus touchée

La quasi-totalité des affamés vit dans les pays en développement. En Asie et dans le Pacifique, leur nombre est estimé à 642 millions; en Afrique subsaharienne, à 265 millions; en Amérique latine et aux Caraïbes, à 53 millions; au Proche-Orient et en Afrique du Nord, à 42 millions; et dans les pays développés, à 15 millions, note le rapport. Avant l'apparition des crises récentes, le nombre de personnes sous-alimentées augmentait lentement mais surement. Aujourd'hui, il flambe littéralement.

1 milliard de personne sous-alimentées dans le monde

Baisse des aides au développement

Entre 1995 et 2006, les aides publiques au développement consacrées à l'agriculture ont nettement chuté, le nombre d'affamés s'est accru dans presque toutes les régions alors que les prix des denrées alimentaires étaient bas. Avec l'apparition des crises alimentaire et économique, le phénomène s'est amplifié. "Les dirigeants mondiaux ont réagi avec détermination à la crise économique et financière. Ils sont parvenus à débloquer des milliards de dollars en une courte période de temps. Il faut lancer immédiatement des mesures énergiques du même ordre pour combattre la faim et la pauvreté", insiste Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.

1 milliard de personne sous-alimentées dans le monde

Si le budget du PAM a battu un record l'année dernière, cela n'a servi qu'à gérer les urgences, mais "investir dans l'agriculture des pays en développement" est "une condition essentielle non seulement pour surmonter la faim et la pauvreté, mais aussi pour assurer la croissance économique, la paix et la stabilité dans le monde" ajoute Jacques Diouf. En clair, les flux financiers se raréfiant à cause de la crise, les pays pauvres ne peuvent plus faire face seuls.

1% des sommes allouées à la crise financière

D'ici à 2050, l'agriculture des pays en voie de développement nécessitera des investissements nets de l'ordre de 80 milliards de dollars par an pour être en mesure de nourrir les 9 milliards de personnes que comptera alors la planète, annonce la FAO. Cela équivaut à un accroissement d'environ 50% des investissements dans ce secteur... mais moins de 1% des sommes allouées à la crise financière, et la moitié des rémunérations des seuls banquiers américains !

Il s'agit seulement de savoir si l'on veut sauver des centaines de millions de vies, juste ça... Imaginons maintenant (juste un instant) que la faim soit répartie uniformément dans le monde, et que, dans notre rue, une maison ou un appartement sur six abrite une famille affamée, entre la vie et la mort.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Une économiste africaine

dont j'ai malheureusement oublié le nom a sorti un bouquin où elle condamne l'aide humanitaire. Enfin pour être exacte,elle prétend que c'est précisément ça qui tue l'Afrique à petit feu. Aider, c'est bien joli, mais installer une autonomie agricole est meilleur à long terme.

Ceci étant, son livre est apparement polémique donc je ne sais quel crédit lui accorder. Il aura le mérite de soulever la question de l'indépendance alimentaire de ce continent ravagé.

Il est de notre devoir de faire quelque chose et autre chose que de coller des pansements sur un bras arraché

Merci pour ce billet

cinq siècles de colonisation (de mondialisation)

L'Europe et les USA subventionnent leur agriculture ce qui leur permet de vendre les denrées produites à l'étranger à un prix inférieur à leur coût de production. Par conséquent, le paysan africain ou indien s'endette pour acheter les semences et autres matériels nécessaires à son activité, travaille une année et se retrouve à vendre au prix du marché mondial, c'est-à-dire au prix des denrées exportées par l'UE et les USA. Ce prix ne permettant pas de couvrir les dépenses engagés, il se retrouve endetté. S'il est résistant et courageux, il pourra peut être travailler quelques années pour rien. De toute façon au final, il ne pourra plus emprunter. C'est pourquoi la famine touche les paysans.

Du coût ce paysan va devoir migrer dans une ville en espérant trouver du travail pour nourrir sa famille. Aujourd'hui la moitié de la population mondiale vit dans les villes et 80% de l'urbanisation se fait par les bidonvilles. La ville de demain est donc le bidonville. Dès aujourd'hui, aucune solution n'est envisagé pour résoudre le problème du bidonville, or ce problème s'aggrave de jour en jour. Vivre dans un bidonville, c'est avoir un latrine pour 120 logements, c'est vivre à 12 dans 40 m², c'est ne pas avoir accès à l'eau potable, c'est faire caca dans un sac en plastique que l'on jette sur le toit, c'est faire la cuisine dans un logement en bois, c'est voir son quartier détruit dans la journée par les autorités ou les promoteurs immobiliers, c'est reconstruire son maison dans la nuit...

En outre, l'aide alimentaire permet d'écouler les surplus produits en Europe. Déjà que l'on dépense une partie de nos impôts pour détruire une partie de ces surplus. La conséquence en Europe ? Nous détruisons nos terres qui ne peuvent plus rien produire. Notre agriculture ne fonctionne que sur des béquilles. Nous produisons de quoi nourrir 12 milliards de personnes par an et un milliard subit la famine et 2 milliards la malnutrition. Un être humain qui meurt de faim aujourd'hui, c'est un être humain assassiné. Chacun peut faire son choix. On peut acheter ici en Europe des biens venant de l'agriculture industrielle et donc des marchés mondiaux, ou des biens affranchis de cette logique, ce que l'on appelle des "produits bio". Acheter bio, ce n'est pas nécessairement bénéfique pour votre santé, mais cela la santé d'africains, d'asiatiques, d'indiens. Cela permet de déserrer l'étau.

Vous me direz, mais qu'est-ce qui empêche ces pays de protéger leur agriculture ? Et bien, l'Europe, les USA, le FMI, la banque mondiale...

ça ne peu plus durer!

" Chaque année, les soutiens à l'agriculture des pays de l'OCDE atteignent 365 milliards de dollars et les dépenses d'armement 1 340 milliards.»" affirme Jacques Diouf, directeur général de la FAO.
Qu'on a voir le rapprochement de ces 2 chiffres? Quel message Monsieur DIOUF espère t-il ainsi faire passer? Pourquoi ne parle t-il pas du déficit constant et galopant de la simple Afrique, pays dont la population est nourrie à longueur d'année par les pays du Nord.Pourquoi donc, sur ce continent bourré de richesses il y a t-il tant de désœuvrés, tant de naissances, et tant d'hommes avec des armes occupés à guerroyer?
Les colonialistes d'hier ont laissé des pays unifiés, en paix avec des cultures de cotons, de café, de cacao, d'hévéa, de bananes, etc...bref, une agriculture abondante et florissante qu'il suffisait d'entretenir pour récolter.
Ces anciens colonialistes ont aussi laissés des infrastructures en parfait état: routes, chemins de fer, ports, hôpitaux, bâtiments administratifs, écoles...bref encore, des états clés en main, prêts à fonctionner, certes imparfaits; mais il convient à chacun d'améliorer l'existant.
Au départ des "colonialistes" chaque homme "colonisé" mangeait à sa faim.
Quand est-il aujourd'hui?
Dans la plupart des pays ex-colonisés c'est l'abandon de l'agriculture des "blancs", l'absence d'entretien des routes, des écoles, des hôpitaux...C'est aussi une démographie galopante grâce aux bienfaits de la médecine des "blancs".
Il en résulte donc une famine insupportable pour ces populations.
Nous, les "blancs" avons mis en œuvre le proverbe Chinois: "apprends à pêcher à ton ami au lieu de lui donner du poisson; ainsi il pourra se nourrir, lui et sa famille"
Hélas, cela n'aura servi à rien et nous ne pouvons nourrir indéfiniment une population toujours plus nombreuse et misérable de part sa volonté.

Le colonialisme est-il terminé ?

Regardons l'Afrique avant le colonialisme. Regardons la pendant et regardons la maintenant. Conclusion : les africains se débrouillaient mieux sans nous.

Et puis, pour comprendre pourquoi l'agriculture africaine est , ruiné (et c'est le même raisonnement pour le coton, le cacao...) lisez le post précédent. Ou tout simplement, lisez des livres.

Tout ce que vous dites, n'est qu'imaginaire, vue biaisé par votre perspective, votre éducation, vos médias. Monsieur, vous n'êtes pas obligé d'être l'esclave ressassant ce qu'on lui dit. Vous êtes doué de raison comme tout le monde et vous pouvez en user. Vous verrez, un autre monde apparaîtra sous vos yeux. Un monde dont vous n'en serez plus le centre. Un monde dont l'occidental égoïste qui n'est même pas capable de penser à son voisin ne se sent plus le sauveur altruiste du monde.

cuisine et dependance

L'Afrique est une cuisine...
On y vient pour prendre son petrole, vendre nos armes (c'est bon pour la balance commerciale).. ca c'est notre petit cuisine entre puissants et dirigeants africains.
Puis pour péreniser la situation sur plusieurs decennies, on les rend dependant au lieu de les rendre autonome (merci aux ONG Irakienne, Asiatiques et Africaines...)
Pour cela on s'occuppe de leur frigo, et ils sont obligés de nous demander pour manger.
D'ou l'expression, "Pas de bras pas de chocolat!"

Rendre les gens autonomes, c'est les rendre libre!!!

Et maintenant ils sont 1 milliards a nous demander a manger (soit 1/6 de la population = 17%)
Y aurait il une corrélation entre une économie internationale qui plonge de 20 %, le taux de chômage européen de 17% et ce milliard de personne qui crève la dalle?

Donc si on exclu ces 20%, le systeme international redevient equilibré.

Quand les riches s'occuperont des gens qui veulent etre riche, on aura trouvé la solution.