Susan Philips, professeur de sciences politiques à l'Université de Dublin et militante du « non », Susan Philips constate, à deux semaines du référendum sur le traité de Lisbonne, que rien n'est joué et que les 25% d'indécis feront le scrutin.
- Comment les Irlandais ont-ils perçu le rejet du traité constitutionnel européen par les Français puis les Hollandais en 2005 ?
Susan Philips : Les Irlandais ont trouvé que les Français avaient été très maltraités et ils ont ressenti une grande solidarité envers eux ainsi qu'envers les Hollandais. Ils considèrent que, pour bien fonctionner, l'Union doit consulter les Européens quand des questions de citoyenneté ou de souveraineté sont en jeu. Comme c'est le cas pour le traité de Lisbonne. L'argument consistant à présenter la consultation parlementaire comme une consultation indirecte n'est pas du tout pris au sérieux.
- Quels arguments pourraient amener les Irlandais à voter non ?
Pour commencer, le traité est incompréhensible : mes étudiants au University College de Dublin étudient la politique et le droit à très haut niveau et ils sont pour la plupart favorables au « non » car ils n'arrivent pas à comprendre le traité de Lisbonne !
(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
Référendum en Irlande : le "non" peut encore gagner 












