recul âge légal retraite supercherie Age légal de la retraite : la douloureuse question du choix dans la date... report age legal retraite ideologique inefficace inegalitaire 4888

Nos décideurs les plus éminents se bousculent devant les caméras pour expliquer que le report de l'âge légal de la retraite est la seule et unique solution. Une potion magique que nous n'aurions d'autre choix que d'avaler d'un trait... avec le sourire et en disant "merci". Vraiment ?

Réforme des retraites François Fillon

"Il n'y a pas d'autre solution pour sauver nos régimes de retraite que de travailler plus longtemps, alors même que la vie s'allonge. Si ça n'est pas le cas alors il faudra débattre ensemble de la question de l'âge légal de la retraite" a déclaré, samedi dernier, François Fillon. D'une logique implacable... au premier abord. Décryptons. Ce que dit le premier ministre, c'est qu'il faut que les Français travaillent plus longtemps, donc que les entreprises arrêtent de licencier nos vieux et - mieux - se remettent à les embaucher. Si elles ne le font pas, ce qui est le cas, alors il faudra reporter l'âge légal de départ à la retraite... Mais puisque les séniors sont inactifs (à 62%), donc non cotisants, où est l'intérêt ?

Les caisses à bout de souffle

Le problème est simple : la génération du baby-boom vieillit, la crise pousse au chômage, il y a donc aujourd'hui trop peu de cotisants pour supporter les pensions de nos retraités, en constante augmentation. Du coup, les caisses de retraite se vident. La loi Fillon de 2003 devait pourtant régler le problème pour vingt ans, au moins... Mais selon un rapport de la Caisse Nationale des Assurances Vieillesse, elle aurait eu l'effet inverse : les vieux, au chômage contre leur gré, méfiants, se seraient pressés de prendre la quille pour échapper à de futures législations plus contraignantes. Quelle idée !

Concrètement

Actuellement, les départs en retraite de la génération du baby-boom battent leur plein. Le relèvement de la durée de cotisation (de 37,5 ans en 1994 à 41 ans en 2012) n'a pas encore l'effet escompté, les nouveaux retraités ayant commencé à travailler très jeunes. Mais l'âge d'entrée ne cesse d'augmenter (18 ans dans les années 70 contre 22 ans aujourd'hui). D'autre part, le taux d'emploi des 55-64 ans a été en moyenne de 38,1% en 2008, un des plus mauvais chiffres parmi les pays développés. Conclusion logique : la crise actuelle est conjoncturelle, passagère, la situation va naturellement s'améliorer, et s'il en fallait une, la première mesure à prendre serait de favoriser l'emploi des séniors.

Réforme des retraites - âge de départ
© Valere

Certes le "CDD seniors" devait régler le problème, mais seulement 20 malheureux contrats avaient été signés fin 2007, depuis sa mise en place en... août 2006 ! Certes, ce gouvernement avait annoncé, début 2008, que des mesures contraignantes seraient prises à l'encontre des sociétés qui ne respecteraient pas un certain quota de vieux, mais devant la bronca patronale, le ministère de l'Economie a vite eu fait de ravaler sa salive. L'emploi des séniors n'a jamais été et ne sera jamais la priorité du gouvernement, puisque ça ne plait pas au MEDEF. A l'image de Roux de Bézieux, le président de l'UNEDIC, qui n'emploie aucun sénior dans sa petite entreprise ! Ça ne s'invente pas.

Gagnant-perdant

Dans ces conditions, que changerait un rallongement de la durée de la cotisation, ou un report de l'âge légal de départ en retraite ? L'âge moyen de cessation d'activité est d'environ 58 ans et moins de 40% des personnes qui partent en retraite sont encore actives. Dans ces conditions, retarder le départ à la retraite ne ferait qu'augmenter le nombre de chômeurs âgés. Cela ne changerait pas grand chose au niveau du financement des caisses. En revanche, la charge directe serait alors reportée sur l'assurance chômage, aussi largement déficitaire. Juste un jeu d'écriture comptable qui, semble-t-il, arrange bien les affaires du patronat, d'autant que plus la durée de chômage en fin de carrière est longue, plus les pensions seront réduites, notamment pour ceux qui pouvaient espérer une surcote en fin de parcours.

Injuste et inégalitaire

A y regarder de plus près, quelle catégorie de salariés sera touchée en priorité ? Les cadres sont ceux qui entrent le plus tard dans la vie active. Peu de chances, pour eux, de cumuler assez de mensualités pour partir prendre le large dès 60 ans. Ce sont donc les ouvriers et employés non spécialisés, ceux qui travaillent le plus tôt, qui seront priés de travailler plus longtemps... donc ceux dont la santé décline le plus vite avec l'âge. Rappelons aussi que l'espérance de vie en bonne santé est en moyenne, selon l'INSEE, de 62 ans.

Différer le départ à la retraite serait comme proposer à une famille dont le frigo est vide de repousser l'heure du repas. Ça ne mange pas de pain, ça ne nourrit pas son homme, mais il faut bien donner l'impression de faire quelque chose.

Vidéo ajoutée le 30 juin :

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

partagez cet article : FACEBOOK partagez cet article : TWITTER partagez cet article : DEL.ICIO.US partagez cet article : GOOGLE partagez cet article : VIADEO 

Catégories :

l ump mise sur l espérance

que les gens crèvent, usés, à leurs postes. Soit 0 retraite à payer.

Les sexas sciemment laissés au chômage non indemnisé

Les sexas sciemment laissés au chômage non indemnisé après l'interdiction d'emploi qui les frappe 10 années durant lorsque quinquas, c'est de la spoliation organisée de la famille et de la vie, autrement dit ils provoquent l'ANEANTISSEMENT" génocidaire des chômeurs les plus âgés, afin de préserver ou plutôt de privilégier les nantis.

un www.vieuxauchomage.com

retraite

l'age de départ en retraite à 60 ans est devenu trés symbolique depuis l'allongement des cotisations, la réalité c'est que pour avoir les 164 trimestres nécessaires, l'age pratique sera autour de 61,5 ans en moyenne pour avoir la retraite complète.
Casser l'age plancher de 60 ans , c'est symboliquement détruire l'oeuvre de Mitterand. Martine Aubry n'a pas hésité à cautionner cette destruction...c'était gratuit et imbécile puisque l'allongement des cotisations suffira à équilibrer les comptes.... lorsque son petit comportement révisionniste est devenu intolérable devant ses militants..elle a retourné sa veste ....trop tard..le mal est fait.... une seule trahison aura suffi pour la discréditer.
http://www.fep.com