Société Lecteurs Monde SLM Sarkozy directeur Monde Reprise du Monde : l'intervention de Sarkozy jugée "inacceptable" reprise du monde l intervention de sarkozy jugee inacceptable 7478

La Société des Lecteurs du Monde (SLM), actionnaire du journal, a jugé "inacceptable" dimanche 13 juin, l'intervention de Nicolas Sarkozy auprès du directeur du Monde sur le choix d'un éventuel repreneur.

"Dans n'importe quelle grande démocratie, une telle intervention serait inacceptable", affirme un communiqué de la SLM.


 [Lire l'article complet sur tempsreel.nouvelobs.com]

(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Le bouche-à-oreille présidentiel

Alors les Français, c'est oui! Vous voulez que je continue! Merci! Je suis vraiment fier de vous!

Le commentateur-en-chef de la France-qui-s'en-sort, à toute heure, France-essor-âge, a exprimé, d'une voix mâle, quoique humaine, sa volonté de dissiper les malentendus. Les siens, bien entendu! Les siens, qu'il reconnaît en toute circonstance. Les poètes, en effet, ne sont pas seuls à user des mots, au nom de quelque secrète affinité. Mais généralement, ils ne prétendent pas prendre la parole publique en otage, en faisant de leur subjectivité, un ministère. Les siens, dissipateurs de fonds publics, il y a peu, occupés à dénoncer, avec des accents quasi patriotiques, la folle dépense étatique. La Mégère à ce qu'il semble est facile à apprivoiser. Comme on compare le budget de l'état et l'argent du ménage, l'idiot médiatique consentira à cette nouvelle catégorie, l'apprivoisement, dont nous ne prétendons pas cependant tirer un concept. De l'ironie, nous verserions alors dans le ridicule, en apportant aussitôt notre obole à l'idiome standard qui a les mass-médias, une entreprise d'hommes, sans oublier les femmes, pour support, veinard! Elle est belle, elle est bonne, son italienne! Prolétaire, réveille-toi, lève la tête, c'est toi qu'on interpelle! Pas le temps, amigo, j'ai déjà du mal à joindre les deux bouts!

Les siens qui prétendent à une débauche d'énergie, en faveur du plus grand nombre, en pratiquant une option zéro, tout à fait singulière. Si les hommes voulaient se donner la main, ils formeraient un immense convoi de marchandises, oh, oh, ce serait le bonheur! Nous aussi nous savons le populaire. Les siens, freinant à mort sur les dépenses publiques, parce qu'autrement, attention! Ça va péter! Eh oui, personne ou presque, à froid et en son for intérieur, ne veut la révolution. Et c'est humain et normal. Il faut donc être un peu fou, fou de rage, de douleur, de fatigue, pour l'espérer, comme une délivrance. Mais la liberté ne demande l'avis de personne, elle se contente d'ouvrir, comme on dit, un nouvel espace, non, non, ni à l'anglaise et pas plus à la française, mais toujours terriblement! Les Japonais, pour lui avoir tourné le dos, l'ont vu, un beau matin d'été, se présenter, à Hiroshima, avec sa petite étoile, et les Allemands, idem, à Berlin, sous les bombes. Les siens, qui ont poussé un ouf, de soulagement, il n'y a plus de ministère de la duperie nationale. Reste néanmoins un ministère de la police de l'immigration. Mais y a-t-il un seul esprit libéral qui prenne au sérieux une liberté de circulation autre que des biens et des capitaux. Donc, une liberté conditionnelle.

Les siens, habitués des niches et paradis fiscaux, car concentrés sur l'essentiel, accumuler la plus grand puissance sociale possible, à des fins privatives. Et à ce niveau, on ne défend jamais mieux que soi-même, son mode de vie, hi, hi, hi, allez, c'est nous qu'on régale, voilà du Murakami pour tout le monde! Et en aparté, bourre-les de camelote, hi, hi, hi! Les siens dont il peut parler longtemps, avec des larmes dans les yeux, des larmes autonettoyantes. Ce commentateur-là est comme une grande lessiveuse, pleine de morgue et de passe-droits, à ras bord. Mais s'il parle longtemps, très-longtemps, il a une excuse toute trouvée: son espérance de vie est de cinq ans. Tandis que nous, prolétaires, nous, quelle chance! Elle vient d'augmenter de deux ans. Mais en deux ans, on peut en faire des choses. Justement, le temps est venu de nous en proposer une, à nous, prolétaires, vieille classe archaïque, of course, mais pas assez pour être réformée, et, en même temps, moderne, étant pétrograd. Humour français de tabloïd louis-philippard. Menons campagne, nous aussi! Perturbons l'espace public réservé au seul idiome médiatique, et son ordre politique adjacent, qui souffre le martyr collatéral, comme on l'entend dire régulièrement, en scandant haut et fort: nous n'avons pas besoin de président! Nous voulons que nos besoins dictent de façon ferme et, il va de soi, humaine (qui d'autre?), notre volonté aux classes capitalistes et à leur état, à détruire de fond en comble. Que la démocratie redevienne ce qu'elle est: une lutte entre les classes. Qu'on en finisse avec le despotisme médiatique qui ne cesse de répéter: quand c'est fini, pas grave, ça recommence! Youpie, vive la crise, en avant la croissance!

Pas grave pour qui, au juste?
Pour l'excroissance capitaliste, of course!