«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Réunion d'urgence à Matignon lundi 18 août : face à la crise, il est urgent de ne rien faire et de souffrir en silence. Telle est la principale médication prônée par tous les peine-à-jouir de la pensée économique. Rassurons nous : en 2008-2009, la politique sera le même spectacle dérisoire, voire désopilant que l'an passé. Résumons la séquence. Entre torpeur estivale, JO et crise russo-géorgienne, un seul sujet émerge dans l'actualité : la crise économique et la baisse du pouvoir d'achat. Le Président en profite pour présider, c'est à dire s'occuper de politique étrangère. Et voilà que tombe la nouvelle : François Fillon réunit ses ministres sitôt connu le mauvais chiffre de la croissance du deuxième trimestre, à savoir un recul de -0,3% du PNB au deuxième semestre, une médiocre performance que nous n'avons pas connue depuis 1993. Le spectre de la stagflation, qui combine inflation et faible croissance, voire de la récession, se profile. [Article complet : Marianne Hebdo](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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