enquête sondage motivation salariés français désengagés Climat social : les salariés français baissent les bras... salaries francais motivation employes climat social desengages 2645

Une étude réalisée fin 2007 par l'Observatoire Cegos a été publiée il y a quelques jours. Elle montre clairement que les salariés français ont la fâcheuse tendance à se "désengager". Se sentant peu reconnus et peu soutenus, leur confiance dans leur entreprise s'effrite et leur première réaction est de baisser les bras.

motivation des salaries en baisse dans les entreprises

Cette étude sur le climat et les relations sociales dans les entreprises date de fin 2007, avant que la crise ne prenne l'ampleur qu'on connait aujourd'hui. Mais ses résultats ont été publiés il y a quelques jours. Réalisée auprès de 166 DRH d'entreprises représentant les différents secteurs d'activité et d'un échantillon national représentatif de 2 000 salariés, les résultats en disent long sur l'évolution du climat social dans les entreprises françaises.

Stressés mais impliqués

Majoritairement satisfaits de leur travail, les salariés français sont 61% à se déclarer "motivés" et presque 80% s'estiment "très impliqués". Près des deux tiers disent concilier plutôt harmonieusement vie personnelle et vie professionnelle. Malgré cela, 51% des salariés se disent régulièrement stressés dans leur travail. Et ce chiffre grimpe jusqu'à 61% pour les cadres. En clair, le stress devient la "norme"...

Si l'environnement de travail global semble satisfaire les salariés, les relations avec leur hiérarchie n'est pas au beau fixe. Seul un salarié sur deux fait confiance à son manager, tandis que moins d'un sur trois considère que sa direction s'intéresse au climat social. Seulement 45% des salariés se sentent reconnus dans leur travail. De plus, ils souhaiteraient pouvoir évoluer à 57% mais seuls 27% estiment que c'est possible.

Lever le pied plutôt qu'agir

En cas d'insatisfaction dans leur travail, 56% des salariés enclenchent une "discussion franche" avec leur manager, tandis que 31% lèvent le pied sans piper mot. Et lorsque les réclamations ne sont pas résolues, elles débouchent principalement sur de la démotivation et de l'absentéisme... grèves et débrayages n'apparaissent qu'en seconde option. Résultat confirmé par les DRH, selon lesquels le phénomène de l'absentéisme s'accroît dangereusement (63%), tout comme les dérives de comportements (53%) et la baisse d'implication (51%).

« jusqu'ici tout va bien »

Annick Allégret, Directeur de l'unité Ressources Humaines et Management du Groupe Cegos, commente ces résultats : "Certes on peut dire que « jusqu'ici tout va bien » car les salariés dans leur majorité sont satisfaits de leur situation professionnelle. Néanmoins, on sent qu'ils ont baissé les bras sur certains points et que la confiance dans l'entreprise et son avenir s'effrite. Les conflits collectifs sont à la baisse, mais le mécontentement des salariés engendre de la démotivation et une augmentation des conflits individuels". "Face à cette évolution que nous sentons poindre depuis quelques années, les DRH semblent démunis. Les deux tiers d'entre eux ne disposent ni d'outils permettant de suivre le nombre de conflits individuels, ni d'étude de climat social" ajoute Valérie Jaunasse, Manager chez Cegos.

Ces résultats confirment une enquête Gallup - Ifop de 2002 qui affichait une moyenne de 26% de salariés "totalement désengagés", c'est-à-dire qui ne s'intéressent plus à leur entreprise. Ce chiffre était, à l'époque, supérieur de aux points à ceux d'autres pays, comme le Japon, les Etats-Unis, l'Allemagne, Israël et la Grande-Bretagne...

Une situation inquiétante, autant du point de vue social qu'économique, alors que la crise actuelle pèse sur le moral des ménages et demande aux entreprises une plus grande réactivité, ainsi que des capacités de rebond et d'innovation.

Travailler plus pour stresser plus ? ... toute une histoire.

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Ca fait 6 ans que ça dure...

... car depuis la crise de 2001-2002, on ne s'en est pas vraiment remis: Augmentations globalement très inférieures à l'inflation (avec des années à zéro), perte des parts variables. Les classes (très) moyennes des cadres, très touchés par la désafection du travail, ont souvent perdu entre 10 et 20% de pouvoir d'achat dans la période.

1 an ou 2, on reste motivé en se disant qu'on rattrapera quand ça ira mieux... mais ensuite, quand ça dure trp, faute de savoir pourquoi on bosse on se lasse.

Logique, dans un contexte ou tout file ailleurs et plus uniquement la production: C'est tellement pratique d'avoir le développement pas loin de la prod! Il est donc en train de partir qq années après et nos compétances et notre avenir aussi. Si les politiques téléguidés par le medef s'en branlent, pourquoi les salariés devraient suivre?

Pourtant, les délocalisations ça peut être risqué:
http://fr.news.yahoo.com/2/20081130/tfr-attaques-de-bombay-rapatriement-des-f56f567.html

Et le Medef qui salue "la nouvelle génération d'entrepreneurs français", ou plutot sa mémoire...

Génération qui produisait là bas de la lingerie pour midinettes vendue ici avec un % de benef à au moins 2 chiffres en détruisant l'emploi!

Au delà du drame, bien réel, je ne suis pas certain qu'il y avait là de quoi justifier un salut ministériel de Kouchner face a cet exemple. Le Medef passe encore mais là c'est vraiment déplacé: Aller exploiter dans le pays rêvé pour ça, celui des castes, ça peut comporter des risques. Et gare a la Chine et son chomage qui augmente... et avec lui ses premières révoltes.

burn-out

Ce qui est inquiétant, c'set surtout que ce qui est décrit dans l'article (démotivation,aboulie, sensation de non-reconnaissance sensation de dépersonnalisation) n'est que le premier stade du burn-out dont on connait les conséquences psychiques (dépressions) et physiques (maladies cardiovasculaires notamment).
Vu l'ampleur du phénomène, on peut s'attendre à une recrudescence des suicides au travail , voire même , à des homicides au travail.

tableau social : 'Guer nica le droit du travail'

voir excellent article dans LMOUS 28/11. "Stratégie du Choc"; 'Naomi Klein'; version française.
((le droit du travail presque anéanti; l'Entente Sacrée.))

extraits :
Forfait jour et travail dissimulé :
Avec la forfaitisation du temps de travail, c’est donc à présent en toute légalité que vous travaillerez gratuitement : le «forfait jour»
pour une catégorie de cadres ----> heures sup. en plus---> cacher celles-ci, + faux doc. de pointage; La durée du travail n’est donc plus contrôlable en France; pour tous
----> travail au noir---->Sécu déficitaire----->promotion cachée des assurances privées 'copains'...

Travailler plus pour penser moins : Il faudra bientôt ajouter à cela la suppression du repos dominical, la destruction des familles, des relations sociales, de l’individu qui
redevient seul, isolé, éreinté au travail, loin de l’épanouissement que lui promettait la société des Lumières. Retour à l’âge de pierre de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Du 19e siècle au 21e siècle, la «stratégie du choc» dont parle Naomi Klein passe par là : on vous instille du «tout va mal», vous avalez lentement la couleuvre, vous n’avez pas
le choix, c’est pour que ça n’aille pas plus mal !...une branche autonome du droit civil, le droit du travail, c’est bien parce qu’on part d’un constat de bon sens : quand vous
avez besoin de travailler pour manger, vous n’êtes pas en capacité de discuter...

Vers la fin du dialogue social :
...L’existence de petits syndicats était le garant de la diversité. Le dialogue social est mort. Les syndicats ne sont plus consultés : on les «informe»… après les réformes...
On n’en veut plus, de la diversité ! Elle est synonyme de liberté, de dialogue, d’émancipation, de métissage. On n’en veut plus ! On veut une société uniforme, dans laquelle on
chasse les étrangers par charter et où l’on dénonce son voisin de façon «civique», dans laquelle on a honte de vivre...

Vers la soumission du salariat :
...En déprimant le salariat, les gouvernants préparent les marges des financiers : par la maîtrise de l’information (TV, presse, radio…), ils serinent les mauvaises nouvelles et
les ministres nous préparent toujours un peu plus à la disette, aux restrictions, à l’extinction des droits acquis par nos aïeux. Un salarié déprimé, c’est un salarié soumis,
malléable, exploitable et surtout docile...

Vers la fin du droit du travail :
...L’Inspection du travail elle-même est un alibi pour ceux-là : avec 1.200 agents, on nourrit l’illusion selon laquelle l’Etat fait respecter le droit. Or, il est impossible
qu’à eux seuls les contrôleurs et inspecteurs du travail fassent respecter un droit quand l’Etat lui-même ne le considère plus....Bientôt, un fonctionnaire sur deux sera supprimé
...La «réforme Générale des Politiques Publiques»-----> agrège l’Inspection du travail à une «Direction Régionale de l’Entreprise, de la Concurrence de la Consommation du Travail
et de l’Emploi» (la DIRECCTE) reléguant le travail à la fin, juste avant l’emploi, grand perdant lui aussi jusque dans la rhétorique....
l’arsenal législatif et règlementaire s’évertue à supprimer du droit, souvent indirectement, au profit des financiers qui vampirisent les entreprises, au détriment des petits
employeurs, les «patrons» au sens historique (dépassé presque aujourd’hui) qui avaient le souci de leur entreprise, leur «bébé», et qui avaient aussi la fierté de faire vivre des
familles et des salariés.

C’était juste ça, la mondialisation : l’exploitation, mondiale, de l’homme par l’homme, dans un marché globalisé où la concurrence chasse et élimine les plus faibles. L’état du
droit du travail et surtout de son application est toujours un excellent indicateur de la maturité de notre société. Et s’il est difficile d’admettre que l’on puisse régresser,
passer de la lumière à l’ombre, de «l’ère moderne» à l’ANCIEN RÉGIME ((soulignement par le 'réactif)), l’histoire nous l’assène : Elle sait marcher en arrière ! Mais attention : les faibles ne sont pas toujours
ceux qu’on croit. FIN.

autre réaction : Qu'attend M.Bruno LABATUT-COUAIRON et les autres pour appeler à la création d'un véritable rapport de force, seul moyen susceptible d'inverser la tendance actuelle.
Les constats...Basta, il faut maintenant passer à l'ACTION !!

Ca m'étonnerait...

... Ce syndrome n'affecte pas vraiment les gens qui ne vont plus au boulot que pour "expédier les affaires courantes" et ont vraiment lâché l'affaire, lassés sans doute d'être volés du fruit de leur travail qui a rémunéré des actionnaires de dividendes à 2 chiffres (tandis qu'eux n'ont même pas eu l'inflation, donc en réalité une baisse de niveau de vie) les bonnes années... et qui attendent qu'on leur dise bientôt "comprenez, c'est la crise" pour justifier un 0% les mauvaises années à venir, a moins qu'on ne les envoie à l'APEC avant.

Les gens qui évoluent vers le burn-out sont plutot ceux qui n'ont pas lâché l'affaire et continuent a encaisser jusqu'au jour ou l'élastique va casser. Les autres ont bien compris le niveau de salaire et de reconnaissance (car ça va dans la grande majorité des cas de pair!) auquel on les place et ont déjà décidé fort logiquement d'y adapter leur implication au travait et ils ne s'y tueront donc pas!

je persiste

"Les gens qui évoluent vers le burn-out sont plutot ceux qui n'ont pas lâché l'affaire"
D'accord avec celà mais ces gens ne sont pas encore en burn-out.
Pour le reste , je persiste à dire que cet espéce de détachement je m'en foutiste est le signe d'un début de burn-out.

d'accord

Je suis entièrement d'accord avec toi et je rajoute que c'est 87% des salariés (56% qui vont "causer" avec le boss avant de se facher un peu plus tard + 31% qui "adaptent" immédiatement le travail fourni en rapport avec le salaire insuffisant/les conditions de travail dégradées) qui se désengagent de leur intérêt pour l'avenir de l'entreprise!
C'est un désaveu de l'entreprise et de ses dirigeants total et inédit dans le monde du travail depuis la fin des "30 glorieuses"!

Travailler plus pour stresser plus ? ... toute une histoire.

Napaktabra : << à qui le dites-vous? <<

hommage éreinté et abracadabradantesque à Deumoignons.

rectification suite à une erreur d'inattention

soyons précis et ainsi respectueux : << Napaktabra>> ====> Napakatbra!
Mais faut dire qu'on me surnomme Napakatzieuxenfacedétrous : à peine plus difficile à lire que le modèle :)

Souffrance au travail : pourquoi et comment ?

Bonjour,
Souffrance au travail : pourquoi et comment en est-on arrivé là ?
http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/souffrance-au-travail-vii-92644

Cordialement
http://astouric.icioula.org/

Le travail c'est pas la santé !

Méprisé, ignoré, vilipendé, brusqué, insulté, mal payé....
Donc
Dégouté, écoeuré, démobilisé, stressé,

Comme beaucoup, je le vis au quotidien dans ma banque.
Tous mes proches qui travaillent dans des milieux aussi divers qu'hôpital, mairie, organisme de tutelle, éducation, chauffagiste en sont réduit à ce triste sort !

Quel monde absurde !