«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
L'INSERM associe la présence de leucémies et de tumeurs cérébrales chez l'enfant, à l'utilisation des pesticides. Beaucoup de chercheurs étaient déjà arrivés à la même conclusion. Mais les producteurs de pesticides devront-ils rendre des comptes devant la justice ? Des chercheurs de l'INSERM, l'Institut National de la santé et de la recherche médicale, associent l'apparition de cancers chez l'enfant à l'utilisation de pesticides, dans une expertise publiée le 3 octobre. L'INSERM n'est pourtant pas connu pour ses positions radicales contre les pesticides. Il lui arrive même, à l'occasion, d'accepter d'être financée par l'UIPP, l'Union des producteurs de pesticides. Alors quand l'institut fait un pas sur ce terrain chaud bouillant, c'est qu'on est en droit de s'inquiéter sérieusement. [Lire l'article complet sur marianne2.fr] (Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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les pesticides: ça ne va pas s'arranger!
Voici un extrait de compte rendu qu'il est utile de connaître:
> Pesticides : des ONG portent plainte contre les nouvelles règles de l'UE
> Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
> Les limites sur l'utilisation des pesticides, qui vont entrer en vigueur
> la semaine prochaine, conduiraient souvent à augmenter les doses permises,
> jusqu'à générer un vrai risque pour les enfants. C'est ce qu'affirment
> plusieurs organisations, qui viennent de publier un rapport.
>
> A partir du lundi premier septembre, une nouvelle réglementation
> européenne entrera en vigueur, imposant une limite à l'utilisation des
> pesticides, c'est-à-dire des produits phytosanitaires utilisés en
> agriculture pour lutter contre les organismes nuisibles, insectes,
> champignons, vers ou plantes indésirables. Ces molécules pénètrant dans la
> plante ou y laissant des sous-produits, la réglementation concerne aussi
> les limites maximales en résidus (LMR) que l'on tolère dans les fruits et
> les légumes traités.
>
> En 2005, une réglementation européenne a été mise en place pour harmoniser
> les LMR au sein de l'Union européenne, d'une manière progressive pour ne
> pas fausser le marché et parce que le travail est très long. Il faut en
> effet étudier chacun des 349 pesticides autorisés en Europe pour toutes
> les cultures dans lesquelles il est susceptible d'être utilisé.
> Provisoirement, des LMR ont été proposées par la Commission européenne, en
> attendant les résultats définitifs. L'UE en a défini 170.000, concernant
> 443 pesticides et 380 produits alimentaires. Ce sont ces limites qui
> entreront en vigueur le premier septembre prochain.
>
> Alignement sur les pays les plus tolérants aux pesticides ?
>
> On pourrait s'attendre à ce que ces nouvelles LMR conduisent à des
> limitations plus strictes ou au moins peu différentes de celles imposées
> actuellement par les réglementations nationales. Mais selon un rapport
> publié conjointement jeudi dernier par la branche allemande de Greenpeace
> et une organisation autrichienne, Global 2000, les quantités de résidus
> autorisées augmenteraient en réalité considérablement, plus ou moins selon
> les pays et en particulier pour le raisin, les pommes, les tomates et les
> poires. Ce serait le cas pour 200 pesticides dans la majorité des pays
> européens. En Autriche, selon le rapport, 65% des LMR seraient augmentées
> et, dans certains cas, de 1.000%.
>
> En France, François Veillerette, président du Mouvement pour le Droit et
> le Respect des Générations Futures (MDRGF), cite le cas du fénoxycarbe
> pour les agrumes. Cet insecticide est classé « cancérigène humain
> probable » et sa LMR actuelle, en France et pour les agrumes, est de 0,05
> mg/kg. La nouvelle réglementation autorise 2 mg/kg, soit 40 fois plus...
> Les experts cités par le rapport (notamment un biochimiste allemand,
> Helmut Burtscher) annoncent un risque pour la santé, surtout pour les
> enfants, plus exposés du fait de leur masse corporelle plus faible.
>
> Un ensemble d'associations européennes (dont le MDRGF), regroupées dans
> PAN Europe, ont porté plainte contre la Commission européenne. Leur
> argument est que celle-ci aurait retenu pour limites les valeurs les plus
> élevées parmi les pays de l'UE, n'aurait pas tenu compte de ses propres
> études et, enfin, n'aurait pas « évalué correctement les effets cumulatifs
> des pesticides sur la santé humaine ».
>
> La Commission n'a pour l'instant pas répondu à ces attaques.
>
>
>
Bon appétit à tous et soyons conscients que si ça continue nous laisserons à nos enfants et générations futures un monde empoisonné et invivable!