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Les deux tiers des salariés se disent de plus en plus stressés au boulot. Et plus de 75% des Français (et des Européens) estiment que le travail contribue à la dégradation de leur santé, selon deux sondages publiés mardi.

Sondage sur la santé et le stress au travail

Selon un sondage TNS-Sofres pour l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail [1], 27% des Français interrogés pensent que le travail contribue "beaucoup" à la dégradation de leur santé, 52% considèrent que c'est le cas "dans une certaine mesure". Seuls 16% estiment qu'il n'a "pas vraiment" d'effet, et 4% "pas du tout". En Europe, les chiffres sont respectivement de 28%, 47%, 15% et 6%.

75% d'Européens et 79% de Français jugent donc que "travailler plus", finalement, c'est... souffrir un peu plus.

Pourtant, selon le même sondage, 57% des Européens interrogés (50% des Français) déclarent que les conditions de travail se sont plutôt ou beaucoup améliorées, contre 32% (37% en France) qui pensent le contraire. Mais ils sont 61% (72% en France) à penser que la crise va "beaucoup" ou "dans une certaine mesure" contribuer à dégrader leurs conditions de travail.

Les deux tiers des Français plus stressés au travail

Quant au sondage TNS-Sofres pour le groupe Apave [2], 66% des Français se disent de plus en plus stressés au travail. 27% considèrent qu'il y a de plus en plus de maladies professionnelles, et 41% estiment qu'il y en a autant. 16% pensent qu'il y a de plus en plus d'accidents au travail, tandis que 45% sont d'avis qu'il y en a autant (En réalité, il y en a un peu moins mais ils génèrent des interruptions de travail plus longues). En ce qui concerne la gestion des risques, 69% des Français pensent que leur entreprise agit peu ou pas du tout pour réduire le stress de leurs salariés. 45% estiment que leur patron ne fait pas grand chose pour prévenir les risques de maladies professionnelles, contre 44% qui pensent l'inverse.

Le mot "travail" serait-il en train de recouvrer son sens originel ? Autrefois, il signifiait "souffrance" et son origine étymologique se trouve dans le terme latin "tripálĭum", qui servait à définir un... "instrument de torture" !

[1] : Sondage réalisé auprès de 27.106 personnes dans les 27 pays de l'Union Européenne par téléphone ou en face à face, entre le 24 mars et le 12 mai 2009. Marge d'erreur de 0,3 à 0,6% sur l'ensemble de l'UE, et de 1,4 à 3,1% dans chaque pays.
[2] : Sondage réalisé en mai 2009 auprès de 1.000 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, interrogés en face à face à leur domicile, selon la méthode des quotas.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Perso je suis au chomage et

Perso je suis au chomage et bon ben je vais bien :)

Perso

Pas mieux!
Tout pareil que le monsieur :)
Et d'ailleurs j'ai eu une promotion (non-canapé) le mois dernier,
je suis passé du statut de chômeur à sans emploi
Les nouvelles sont bonnes ;)

Inspection du travail

Ces chiffres sont intéressants et remettent en cause de nombreuses idées reçues.

Inspecteur du travail de profession, je rencontre souvent des entreprises qui nient cette réalité : les salariés stressés sont dans d'autres entreprises, et puis quand ils sont stressés c'est à cause de leur vie personnelle, pas à cause du travail, non, surtout pas, et encore moins à cause de l'organisation du travail décidée par l'entreprise....

Un bémol peut être, il faudrait comparer santé et travail et santé du non travail (chômage). Ce qui ne veut surtout pas dire que de mauvaises conditions de travail doivent être admises, mais histoire de mettre en perspective....

Je profite de l'occasion pour inviter celles et ceux (salariés comme employeurs ainsi que toutes les personnes concernées) à faire part de vos questions ou de vos avis concernant l'inspection du travail, sur ce thème comme sur d'autres.
http://inspection-du-travail.over-blog.fr

Je vois une de mes amis,

Je vois une de mes amis, elle bosse dans une blanchisserie industrielle. Ce n'est pas tant la tâche qui est difficile mis à part le fait que tu stationnes debout 7 à 9 h par jour à répéter les mêmes gestes, l'été, les horaires avec lesquelles il faut jongler (5h-13h ou 12h-19h) sans compter quand il y des heures supp. que tu ne peux pas te permettre de refuser car tu es déjà mal payé, puis, il y a la chaleur, qui est vraiment torride, parfois à la limite du malaise (malgré les quelques ventilateurs qui sont là pour tenter d'améliorer les conditions), c'est plutôt le fait d'être considéré comme un esclave des temps modernes qui est inacceptable ! Aucune considération, tu ne vaux pas mieux que ces machines qui "repassent les draps et les serviettes" et encore, les calanques sont certainement plus chouchoutées par la direction. Si ils t'appelles au téléphone, il vaut mieux ne pas répondre si tu as déjà prévu quelque-chose, sous peine de te retrouver à bosser deux heures plutôt ou bien deux heures plus tard (parce qu'il manque quelqu'un ou parce qu'une machine est en panne) et on te demande pas ton avis : "il faut que tu viennes..". Point barre
A Noël, seulement quelques employés, ceux qui sont bien amis avec le patron, ou ceux qui sont bien-vu par lui(les lèches-bottes, oui il y en a, je les connais personnellement) ont eu droit à une grosse prime et les autres, allez vous faire voir !
ça a fait quelques mécontents dans l'usine mais ça n'a abouti à rien de faire entendre sa voix.
Pour un smic mensuel, c'est à dire environ 1000 euros, tu es traité comme un moins que rien. Ils savent bien que tu n'as pas le choix, tu ne peux pas démissionner, parce qu'il n'y a pas de boulot ici, comme partout d'ailleurs ou alors, ce sont des emplois difficiles d'accès.
A la fin du mois, entre le loyer, les factures edf, gdf, l'eau, assurances, le carburant, le téléphone, le remboursement du crédit, l'alimentation sans compter les imprévus qui te tombent sur le coin de la gueule de temps en temps, vous savez ce que c'est, c'est pas facile de ne pas se retrouver dans le rouge, surtout quand tu vis à 3 sur le salaire. Plus de places ou plutôt, plus d'argent pour les loisirs et tout ce qui pourrait faire décompresser de tes 6 jours de boulot hebdo.
Mon ami en question, ne se plaint pas souvent de cette situation. Je vois bien que c'est dur pour elle parfois. A 55 ans, bosser depuis des années dans la même usine, pour un salaire misérable, pas l'ombre d'une augmention, jamais le moyen de se faire plaisir (à part ses 5 semaines de congès par an, c'est déjà ça, elle s'en contente mais elle reste chez elle faute de moyen, au moins elle se repose) C'est perdre sa vie à la gagner en étant exploité.