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"Scandalisé" ! Nicolas Sarkozy fait mine de taper sur les banquiers. Il aime ça. Ils aiment ça. Comme dans un théâtre d'ombres chinoises : ce qui se passe dans la réalité n'a pas d'importance, ce qui compte, c'est l'image projetée sur la toile. Et que les spectateurs applaudissent...

Sarkozy et les banquiers... à découvert.

Début août, Libé révèle que pour le seul premier semestre 2009, BNP Paribas a provisionné un milliard d'euros de plus qu'en 2008 pour les bonus de ses traders. Il ne s'agit que d'une provision, car les primes sont décidées en fin d'année. Quelques jours plus tard, Le Monde en rajoute une couche : les dix cadres les mieux payés de la banque ont touché au total 112 millions d'euros en 2007, avant la crise, et près de 50 millions l'année suivante, en pleine débâcle financière. Sans état d'âme, le gouverneur de la Banque de France s'empressait de déclarer que les choix de la banque étaient "conformes aux règles" du G20 et du code éthique du MEDEF.

Peu conformes, en revanche, aux déclarations de Nicolas Sarkozy.

A Toulon, par exemple, en septembre 2008 : "Les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d'abus, trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d'accord sur des pratiques acceptables, ou bien nous réglerons le problème par la loi avant la fin de l'année". Rebelote en octobre 2008, quand Nicolas Sarkozy évoque un "pacte moral" passé entre la nation et les banques. En janvier 2009, à Vesoul : "Je demande aux banques de prendre de nouvelles initiatives [et de] suspendre en 2009 la part variable des rémunérations de leurs dirigeants sur les résultats de 2008 [...] C'est bien la moindre des choses".

"Du jamais vu"

Ou encore en février 2009, quand Nicolas Sarkozy fustige "le système de rémunération de ceux qu'on appelle les traders, ces jeunes gens qui jouaient à spéculer" et dont "les rémunérations étaient indexées sur la prime de risques [...] Ça a conduit à la catastrophe que l'on sait. C'est ça qu'il faut interdire !". En mars 2009 : "Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés. Il ne doit plus y avoir de bonus, d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat". En avril 2009, tout flamboyant, à la sortie du G20, il décrit la "déclaration détaillée" adoptée et attention ! "Les superviseurs pourront imposer à des banques qui n'auront pas un système de rémunération des traders raisonnable, des obligations en termes d'augmentation de leurs fonds propres. Là aussi, c'est du jamais vu." Du "jamais vu"... qu'on ne verra jamais, effectivement.

Des mesures qui existent déjà

Pourtant, le code de bonne conduite du MEDEF fut signé par les banques en octobre 2008. Plus efficace encore, un code de bonne conduite spécifique aux établissements financiers fut validé dès le mois de février 2009. Le texte, paraphé par tous les établissements et transmis à la Banque de France, engageait les signataires à bannir dès 2009 les bonus garantis au delà d'un an, à instaurer des critères de coût du capital, du risque et de la liquidité, à imposer d'étaler les paiements dans le temps afin d' évaluer les bénéfices réellement dégagés par les traders sur des longues périodes. Il recommandait en outre de payer les bonus sous forme d'actions. Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? A quelques mots près, la déclaration qu'a tenue Nicolas Sarkozy, hier, sur le perron de l'Elysée, après avoir fait la morale aux banquiers.

Le vrai scandale : les banques ne tiennent pas leurs promesses

Parce qu'hier, il ne s'est pas passé grand chose, en fait. Nicolas Sarkozy a fait mine de hurler contre les grands méchants patrons de banque. Une victoire sans combat, ça plait au peuple. Il a prononcé un joli discours. Il a fait nombre de propositions floues... qui sont pour la plupart déjà en vigueur. En en réduisant tout de même la portée, puisque ces mesures ne seront appliquées que si le G20 les reprend à son compte. En revanche, pas un mot ou presque sur le vrai scandale. En octobre 2008, en contrepartie des aides publiques de 10,5 milliards d'euros, les banques s'étaient engagées à faire progresser de 3 à 4% le volume de crédits. Une vraie mesure anticrise. Aujourd'hui, elles reconnaissent être dans l'incapacité de tenir leurs promesses et tablent désormais sur une hausse comprise entre 1 et 2%. Vite, un rendez-vous à l'Elysée !

Comme dans un théâtre d'ombres chinoises. Ce qui se passe dans la réalité n'a pas d'importance, ce qui compte, c'est l'image projetée sur la toile.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Et puis, sincèrement, qui

Et puis, sincèrement, qui fait encore confiance à Nicolas Sarkozy ? Qui croit encore à ses promesses ? Au bout d'un certains nombres de fois, on ne fait plus confiance, on écoute même plus... ou, on écoute et on rit (jaune).

Mes noisettes !

Aujourd'hui Natixis s'envole de 33,26% à 3,07 euros alors que la banque pourrait renouer avec les bénéfices au troisième trimestre après cinq trimestres dans le rouge.Ce retour à une meilleure fortune est rendue possible par la garantie accordée par sa maison-mère, Banque populaire caisses d'épargne, sur son portefeuille d'actifs toxiques de 35 milliards d'euros.
François Pérol, président de la banque, vous savez, celui qui a dérégulé le système avec son pote DSK en 1999, formé chez Rothchild, conseillé du "ministre des finances" Sarkosy, puis du prince, est en train de me faire les poches chez
l'écureuil, et de sonder les chaussettes populaires.... Il en veut à mes noisettes le bougre! Une sorte d'emprunt national à l'insu de mon plein grès dans nos économies prolétaires.
Maintenant pour s'enfiler, c'est sans filets. SGDG
Mieux que tous les casses-noisettes du siècle !!!
Et si on les récupérait nos noisettes dans nos filets à provisions?
Ils seraient marron monsieur Vincent et ses amis.
Mettre fin à la fiction serait pourtant si simple. Dans un monde "libre" toutes fois...
Chacun sa prime à la casse. C'est ça l'égalité mon frère.
Merci à vous, de ne pas oublier cette facette de l'oublie présidentiel.

un bon plan spéculatif !!!

J'ai trouvé une super idée : je vais investir dans la vaseline.
C'est le produit du futur !!
Je suis sûr que dans quelques mois les stocks seront vides et la vaseline va coûter super super cher...
Moi en tout cas j'en achète plein...

Quand le petit bonhomme dit n'importe quoi...

Le vilain petit bonhomme, à force de négliger les ressources de la syntaxe et de cette langue française qu’il ne cesse de maltraiter — pas seulement par démagogie, mais aussi par incapacité personnelle à s’exprimer correctement —, a fini par dire, le 25 août 2009, à la sortie de sa Xème réunion avec les banquiers, l’exact contraire de ce que son arrogance prétentieuse le conduisait à formuler (à savoir que la France est le pays « au top » de la lutte contre les excès de la finance...) : il a énoncé — ça se trouve ici : http://www.dailymotion.com/video/xaa6lx_banques-et-bonus-declaration-de-nic_news
à la minute 13:24, — « Il n’y a aucun pays au monde qui NE se soit doté d’un système plus rigoureux. »
Commentaire : ce que sa phrase signifie, c’est que « tous les autres pays du monde, sans exception, se sont dotés d’un système plus rigoureux que le nôtre ». Ça ne cadre pas avec ce que nous savons du vilain petit bonhomme... De fait, il aurait dû dire : « Il n’y a aucun pays au monde qui se soit doté d’un système plus rigoureux », sous-entendu que le nôtre.
Voilà encore une manifestation de son illettrisme : dès qu’il s’écarte du papier pondu par un de ses collabos — là, ce n’était sans doute pas Guaino..., et on est dans la partie « questions du public, donc il improvise... —, il dit des conneries, et il a confondu ici une NÉGATION PLEINE avec une de ces NÉGATIONS EXPLÉTIVES qui, certes, ne facilitent pas la pratique du français, mais permettent d’énoncer avec clarté ET nuance des idées un peu élaborées. Là, la négation était pleine, et il n’en fallait pas...
S’il ne maîtrise pas, il n’avait qu’à dire : « La France est le pays au monde qui s’est doté du système le plus rigoureux. » (D’ailleurs, c’est ce que son collabo a dû lui écrire, puisqu’il énonce à la minute 5 :33 : « Aucun État n’a adopté de règles aussi précises et aussi contraignantes que celles que nous avons adoptées. »)
Que ce soit faux est une autre affaire...

Alexandria

si le climat avait été une banque......

prenez donc connaissance du discours d'hugo cha vez suite au sommet de Capenhague !!!!!