Discours Sarkozy Versailles Sarkozy en concert à Versailles - Jeu de pommes... sarkozy discours versailles congres 4801

Il aurait pu choisir le stade de France, mais il a jeté son dévolu sur Versailles, 158 ans après son illustre prédécesseur... Louis-Napoléon Bonaparte ! C'est maintenant chose faite : Tsar Cosy a causé. La France peut maintenant reprendre une activité normale...

Discours de Sarkozy à Versailles

Selon Challenges, le seul prédécesseur parmi les 23 présidents de la république française à avoir prononcé un discours devant tous les parlementaires réunis est... Louis-Napoléon Bonaparte, que la Constitution obligeait alors à présenter tous les ans "l'exposé de l'état général des affaires de la République". "Mon élection à la première magistrature de la République avait fait naître des espérances, qui n'ont point encore pu toutes se réaliser" plaidait-il en 1849, et ce, malgré l'énergie qu'il a mis "à appeler aux fonctions publiques les hommes qu'il jugeait les plus honnêtes et les plus capables, sans s'arrêter à leurs antécédents politiques". Ouverture, quand tu nous tiens... Quelques mois plus tard, le coup d'Etat du 2 décembre 1851 rétablissait l'Empire.

Conseil (à moitié) constitutionnel

Bref, Nicolas Sarkozy a donc convoqué un Congrès à Versailles, comme la toute nouvelle mouture de la Constitution l'y autorise. Tous les parlementaires réunis, il a pu dérouler son discours. Mais auparavant, il a tout de même fallu régler quelques menus détails. Car pour se faire, le dit Congrès a du adopter dans la matinée une modification de son règlement. Ce qui implique une intervention du Conseil constitutionnel, convoqué pour l'occasion. Mais selon Le Monde de samedi, l'histoire aurait pu tourner court, car les Sages n'ont été avisés que tardivement et seuls six des onze membres confirmaient leur présence, les autres ayant des obligations auxquelles ils ne pouvaient se soustraire. Or, la règle du quorum réclame la présence de sept juges au minimum. C'est ainsi que Jacques Chirac s'est généreusement dévoué pour la bonne cause, nous disait Le Monde.

Finalement, ils étaient huit à siéger. Mais cet épisode amène à nous poser deux questions : Est-il normal que la convocation du Conseil constitutionnel soit considérée comme une simple formalité, le reste des festivités étant réglé comme du papier à musique ? Et, seconde interrogation, que peut-il y avoir de plus important que la défense de Constitution, qui justifie l'absence de deux membres du Conseil ? On aimerait en savoir plus...

Sarko est arrivé, sans se presser...

Donc, Nicolas Sarkozy a jacté, régulièrement coupé par des applaudissements nourris. Le chef de l'Etat a fait un discours de politique général, comme il sait si bien les faire. En résumé, bienvenue à Disneyland. La France sortira grandie de cette crise, croyez-le bien. Number one in ze world. Régulation, solidarité, égalité, progrès économique, environnement, sécurité, burqa... ne cherchez pas plus loin, tout y est passé. Jusqu'à vanter le programme du Conseil National de la Résistance, que l'UMP n'a pourtant de cesse de flinguer, tous les jours un peu plus. A croire que la campagne de 2012 a déjà commencé...

Au premier rang, aux pieds du président, le premier ministre a apprécié le monologue à 500 000 euros (10 000 euros la minute, tout de même !). Le chef du gouvernement (oui, oui, c'est son job) a été définitivement ravalé au rang de simple "collaborateur". Peut-être même a-t-il appris à l'occasion que le gouvernement sera remanié mercredi prochain ou qu'un emprunt d'Etat va être lancé d'ici peu. Et puis, Sarkozy est parti, sans se presser...

"Sarkozy, je te vois pas !" pourront hurler députés et sénateurs qui devront débattre par la suite, sans grand intérêt, puisque le Grand Ordonnateur a tourné les talonnettes.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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La montagne a accouché

La montagne a accouché d'une souris et ce n'est pas demain que le grelot national nous concoctera un emprunt style Antoine Pinay avec une garantie sur le cours de l'or et dispensé des droits de succession.

Le grelot est mon surnom pour Sarkozy dont je vous donne ci-après la définition : petite boule de métal creuse, percée de trous et contenant un morceau de métal qui la fait résonner dès qu'elle tremble ou s'agite.

A propos de pommes et de Pommier

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L’horrible crime du citoyen Pommier : Couchés les chiens !!

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