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100 000 emplois aidés supplémentaires ! L'annonce de Sarkozy, l'ennemi juré des assistés du bocal, a surpris son monde... et en premier lieu les ministères qui s'arrachent maintenant les cheveux pour trouver un financement à la mesure. 100 millions d'euros pour l'Elysée, 250 ou 500 millions d'euros pour Bercy. Soit, au mieux, 5 000 euros par contrat aidé et par an. Un problème ?

Sarkozy emplois contrats aidés - problème de financement

"Prag-ma-ti-sme"

"J'essaie d'être pragmatique et de faire face à la détresse et à la souffrance humaine" s'est justifié Nicolas Sarkozy, mardi dernier à Rethel (Ardennes). Il venait en effet d'annoncer qu'il augmentait de 100 000 le nombre de contrats aidés par l'Etat. 100 000 contrats subventionnés supplémentaires, ceux-là même contre lesquels il se bat depuis des lustres. "Comprenez-moi bien [...] On va donner un contrat aidé et on va proposer une offre d'emploi et une formation dans le cadre du contrat aidé, pour qu'à la sortie, il ne se retrouve pas au RMI ou au chômage" a-t-il ajouté. Un contrat aidé pendant lequel on propose une offre d'emploi... Mais pourquoi ne pas se contenter de proposer l'offre d'emploi ? Curieux.

Malaise et boule de gomme dans la majorité

A l'Assemblée nationale, la séance de questions au gouvernement a été particulièrement révélatrice. A la traditionnelle gentille question d'un député UMP destinée à permettre au premier ministre de détailler (brillamment) les mesures... c'est le secrétaire d'Etat chargé de l'emploi, Laurent Wauquiez, qui a été désigné d'office. Courage fuyons, Fillon ! La réponse de Wauquiez fut d'ailleurs accueillie froidement dans les rangs de la majorité, rapporte Lemonde.fr. A la sortie, les pontes de l'UMP s'éclipsèrent sans trop trainer dans les couloirs, en général envahis par les journalistes.

5 000 euros par emploi aidé

Concernant le chiffrage, Challenges.fr rapporte les propos de Raymond Soubie, conseiller social de l'Elysée, qui évalue cette mesure à "environ 100 millions d'euros". C'est ensuite le ministre du Budget, Eric Woerth, qui annonce que le financement proviendra de "la réserve de précaution" prévue pour l'année prochaine. Pas un sou à la charge de l'Etat, donc. Mais un communiqué de son propre ministère le contredit, un peu plus tard. Le plan aura tout de même un coût, "environ 250 millions d'euros" en 2009, mais, promis, sans alourdir le déficit. Et en année pleine, la facture montera à 500 millions d'euros. Une paille... qui cache une poutre.

500 millions d'euros, au mieux, pour 100 000 emplois. Soit... 5 000 euros par emploi et par an, moins que le RMI ! Vous suivez ? Le Canard Enchainé rapporte qu'en 2006, l'Etat avait dû débourser 8,5 milliards pour caser les 431 000 personnes qui ont bénéficié des emplois aidés façon Borloo, environ 20 000 euros par personne (et non 200 000, comme l'indique le plumipède aux doigts palmés... pan sur le bec !). Au même tarif, on pourrait donc s'attendre à ce que le plan de Sarkozy coûte en réalité dans les 2 milliards d'euros. Mais il est vrai que les calculettes ont surchauffé, ces derniers temps.

Et alors, il vient d'où cet argent ? Mystère... Peut-être des collectivités locales, peut-être de l'UNEDIC, peut-être du père Noël, qui sait ? Même les frères Bogdanoff en restent cois.

C'est ce qu'on appelle... le "prag-ma-ti-sme".

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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jj

OYEZ OYEZ
Un grand tournoi est ouvert, oserez vous affronter notre champion?

http://htrjzrrjz.labrute.fr

Ne découragez pas et entrainez vous, petit à petit on deviens moins petit (dixit le sage petit filou)

Qui paie les contrats aidés ?

En principe ils sont à la charge du Ministère de l'Emploi, au même titre que le financement de l'AFPA, le Fonds de solidarité-Etat (ASS, AER), l'allocation de fin de formation (AFF, bientôt supprimée) et des politiques d'allègements de cotisations patronales sur les bas salaires. En 2007, son budget fut de 43 milliards.