Sarkozy utilise Michelle Obama justifier travail dimanche Sarkozy : le travail du dimanche, c'est la faute à Michelle Obama ! sarkozy obama ouverture magasin dimanche paris 4921

Quel courage ! Quand "Madame Obama veut, avec ses filles, visiter les magasins parisiens", Nicolas Sarkozy doit donner de sa personne et "passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir"... La nouvelle marotte du chef de l'Etat pour tenter de convaincre la population que travailler le dimanche, c'est vraiment chouette. Impayable...

Sarkozy a passé un coup de téléphone pour faire ouvrir les magasins parisiens pour Michelle Obama

Fini le sketch (hilarant) sur le travail du dimanche, côté gauche/droite des Champs-Elysées. Nicolas Sarkozy a entamé hier une nouvelle tournée. Maintenant, c'est à Madame Obama qu'il faut expliquer pourquoi la France est une nation de flemmards qui "végètent" (pour reprendre le terme de Patrick Devedjian) le dimanche.

Sarkozy, débaucheur en chef

"Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Madame Obama veut, avec ses filles, visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ?", s'est interrogé hier Nicolas Sarkozy à l'occasion d'une table-ronde sur le développement du quartier de La Défense. En clair, le chef de l'Etat a du demander lui-même aux patrons des boutiques de la capitale d'enfreindre la loi pour que Madame Obama puisse visiter les plus hauts lieux de notre patrimoine culturel... Une République exemplaire, puisqu'on vous le dit.

Le travail du dimanche en France... la faute à Michelle Obama !

"Tous ceux qui soutiennent le président Obama et qui ont raison, très bien. Qu'ils aillent leur expliquer pourquoi le dimanche nous sommes le seul pays où, à Paris, c'est fermé", a-t-il ajouté. Aïe, les menaces maintenant ! Ou alors pourrait-on simplement leur expliquer que comme en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en Autriche, au Danemark, ..., le dimanche est considéré comme un jour de repos, sans commerce, tout simplement. Mais il est vrai que ces pays n'ont pas de ville dénommée "Paris". Dont acte.

Le bonheur, si je veux...

"Avec 80 millions de touristes par an, ça fera un jour de plus où, dans les zones de tourisme, il y a aura de la croissance", a également plaidé le président, qui va "chercher la croissance avec les dents" . Et on se prend à rêver à ces flots de touristes compatissants se déversant le dimanche dans les boutiques françaises, jetant au vent les liasses des billets verts de la "croissance". Sous vos applaudissements...

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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