«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Au moment où le dirigeant libyen plante sa tente à Paris apparaît au grand jour la vraie rupture de la présidence Sarkozy : le pouvoir fait cyniquement de la realpolitik tout en la critiquant. On savait depuis longtemps que, même en France, les protestations d’intellectuels ont perdu de leur impact. On vient d’en avoir confirmation. Au beau milieu du tollé suscité par la visite d’Etat de l’autocrate libyen Kadhafi, Bernard Kouchner a eu une phrase lourde de sens. Le temps est venu des négociations politiques, a-t-il déclaré, où les principes moraux n’incarnent qu’une demi-vérité. Realpolitik ? Non : pour le ministre que la politique étrangère sans scrupule de Sarkozy rend de plus en plus nerveux, l’autre demi-vérité est celle des résultats concrets – libération des infirmières bulgares en été, visite d’Etat en automne. Il faut regarder vers l’avant. Donc, oui, realpolitik. [Article complet : Courrier international](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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