Dérive autoritaire Nicolas Sarkozy Sarkozy... une dérive autoritaire ? sarkozy une derive autoritaire 2971

Reprise en main de la justice, asservissement de l’audiovisuel public, remise en cause du droit d’amendement du parlement, omniprésence médiatique, système de cour … La République prendrait-elle des allures de régime autoritaire ?

Arnaud Montebourg a évoqué une poutinisation rampante. Le Point sous forme de clin d’œil affiche en Une un Nicolas Bonaparte. La comparaison n’est pas pour déplaire au locataire de l’Elysée. Elle n’en est pourtant que plus inquiétante pour tous les démocrates.

Que penserait un expatrié français des années 90 s’il revenait s’immerger dans celle de 2009 ? Qu’un vent mauvais souffle sur la patrie des droits de l’Homme ? Que la douce France s’est muée en pays inquiet, sujet au doute, rythmé par les convulsions de celui qu’elle s’est donnée comme Chef de l’Etat ?


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(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

 

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A propos de Bonaparte

Vous avez sûrement eu écho de ce poème...

Que peut-il ? Tout.
Qu'a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie
a changé la face de la France,
de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France
et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;
ne pouvant créer, il décrète ; il cherche
à donner le change sur sa nullité ; c'est
le mouvement perpétuel ; mais, hélas !
cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir
a épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots,
ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit
et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme,
il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,
lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde,
d'un homme médiocre échappé ".

Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "
Réédité chez Actes Sud

Cordialement,
valentin1979

je m'étonne du mot "dérive" et du "?"

c'est dès le débat final entre lui et Royal avant qu 'il soit élu (mon interrogation, à moi, est toujours là : comment ce type a t il pu être élu ?) qu'il a clairement montré qu'il se comporterait en despote en foulant au pied les principes de la démocratie, lorsque notamment il dit qu'il s'occuperait des femmes prises en charge par une association, au motif qu'il en connaissait et estimait la responsable. Cet inadmissible "fait du prince" fut souligné par Ségolène Royal, mais pourtant ce grave manquement aux principes républicains ne choqua personne.

Et la suite nous l'a montré très vite et très régulièrement. Rien de ce qui est arrivé et arrive n'est une surprise. Ce type est un danger public, qui s'installe sans vergogne les pleins pouvoirs. Même lepen n'aurait peut être pas osé aller aussi loin.