«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Créées sous Léon Blum pour garantir le versement des congés payés, ces drôles d’institutions servent surtout les affaires de la FFB, le principal syndicat patronal du secteur. Et usent de méthodes diablement musclées pour collecter leurs cotisations. Ne jetons pas trop vite la pierre aux dirigeants des caisses de congés payés du bâtiment : sous leur carapace de béton, ils cachent un cœur d’enfant. Ainsi, après avoir implacablement prélevé pendant sept ans un peu plus de 44 euros par mois sur les 266 euros de la pension d’invalidité de Jean-Pierre Benoist, somme qui constituait et constitue toujours son unique revenu, ils ont accepté de tout lui rembourser (4 297,32 euros), «en considération des problèmes humains» posés par cette affaire. Entre-temps, ils avaient découvert que le magazine Capital préparait un article sur leurs méthodes. Et s’apprêtait à révéler leur acharnement à ponctionner cet ex-petit patron handicapé, qui contestait la justification de ces paiements. [Lire l'article complet sur capital.fr] (Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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