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L'édition de Marianne Hebdo, du 1er mars 2008, nous apprend que Denis Gautier-Sauvagnac (DGS) a passé un accord avec l'UIMM. 1,5 million d'euros et une assurance tous risques pour garder le silence. Au sommet du patronat, si on ne parle que d'argent, force est de constater que le silence est d'or !

scandale UIMM

scandale UIMM DGS MEDEF Toute condamnation financière sera prise en charge par l'UIMM

C'est le premier point négocié par DGS. Ça ne manque pas de sel... D'un côté, le MEDEF et l'UIMM déclarent la larme à l'oeil que personne ne savait (sauf peut-être «inconsciemment»), et que les fautifs, si vraiment il y en a, ont agi pour leur propre compte. Tout le monde est donc invité à comprendre que le scandale ne doit pas rejaillir sur les saintes organisations patronales ! De l'autre côté, l'UIMM s'engage à signer le chèque qui pourrait être demandé au grand méchant qui a agi pour son propre compte. «Inconsciemment», peut-être ? Ridicule, sûrement !

scandale UIMM Gautier Sauvagnac MEDEF Un parachute doré de 1,5 million d'euros

Pour un haut représentant d'un syndicat patronal, c'est une première, du jamais vu ! Il touche encore son salaire, mais ça ne lui suffisait pas. Alors faire le lien entre son silence et cette prime est-il faire preuve de conspirationnisme anti-grand-patronat ? Réponse officielle, pour l'instant : il s'agit simplement du règlement des «différends» en cours, vivent les «différends» ! En tous cas, la question est posée, et le débat va rapidement se centrer sur cette question, oubliant le reste... Tout le reste...

scandale UIMM DGS Couverture médiatique biaisée

La couverture journalistique est incomplète, c'est bien le moins qu'on puisse dire. Aucun commentaire, ou presque, sur la première révélation de l'Hebdo Marianne (24 Novembre 2007), qui apportait pourtant une information capitale... Nicolas Sarkozy était au courant de cette affaire dès 2004, alors qu'il était ministre de l'Intérieur. Cette question n'intéresse personne. Pas plus que les fameuses «lois UIMM» portées à bout de bras au parlement par de gentils députés compréhensifs, notamment Roselyne Bachelot. Et sur le fait que les retraits en liquide aient grimpé en flèche au moment des élections de 2002 et 2007 ? Attendons encore un peu pour voir... Mais il est réellement «étonnant» que les syndicats soient systématiquement mis en cause par les médias, alors qu'aucune preuve n'a encore été publiée à leur encontre. Pendant ce temps, par contre, le petit monde politique, dont Nicolas Sarkozy, est totalement oublié, bien que des preuves aient dors et déjà été, dans ce cas, publiées.

Si la parole patronale vaut beaucoup d'argent, comme en attestent les salaires des chefs d'entreprise du CAC 40, il faut croire que leur silence est d'or ! Et si des responsables d'une «union» à objet social, payés par les cotisations obligatoires des entreprises du secteur, se permettent des parachutes en or et des arrangements financiers entre amis, alors qui empêchera quelques responsables d'agences publiques ou de gouvernement de faire jouer cette même «clause du silence» et de toucher la toile du parachute ? C'est déjà fait, vous me direz, pour Nicolas Sarkozy, qui touchait encore en décembre son salaire de ministre de l'Intérieur, mais pour le parachute, c'est une autre histoire. Quoique... pour que Nicolas Sarkozy fasse silence, aujourd'hui, beaucoup seraient prêt à donner de leur poche !

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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