«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Sans attendre la conférence de presse du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) prévue aujourd’hui, les autorités soudanaises ont lancé la contre-attaque. Luis Moreno-Ocampo pourrait en effet demander à un panel de juges de la CPI l’émission d’un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar al-Bachir et son inculpation pour «génocide», «crimes contre l’humanité» et «crimes de guerre» au Darfour. Annonce. Khartoum a réagi vivement aux fuites onusiennes et américaines annonçant cette possible inculpation. «S’il y a une décision concernant le président Béchir, cela peut détruire le processus de paix», a mis en garde le numéro 2 de la diplomatie soudanaise, al-Samani al-Wasila. Une menace à peine voilée, qui a été assortie d’une convocation des ambassadeurs en poste à Khartoum dès vendredi. Hier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères en a remis une couche, prédisant le «chaos» en cas d’inculpation. «Nous avons assuré la sécurité de toutes les missions diplomatiques et des bureaux de l’ONU, a-t-il ajouté de manière assez ambiguë. Tous sont sous la protection du gouvernement, y compris les soldats de la paix. Le gouvernement va faire son maximum pour les protéger.» [Article complet : Libération](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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