Rapport ONU prisons secrètes américaines complicité Europe Torture : Des Etats européens accusés dans un rapport de l'ONU torture grande bretagne europe violemment critiquee rapport onu 3648

Un rapport de l'ONU affirme que plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne, ont caché des actes de violation des Droits de l'Homme dans le cadre du programme américain de détentions secrètes. Si ce n'était un secret pour personne, ça va mieux en le disant...

Torture Guantanamo - prisons secrètes

C'est le Guardian qui a révélé l'affaire, ce lundi, en publiant un rapport de l'ONU qui condamne la politique de plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne, dans le cadre du transfert de détenus suspectés de terrorisme dans des prisons secrètes. Le document accuse notamment les officiers du renseignement britannique d'avoir mené des interrogatoires au Pakistan dans des "lieux prétendus sûrs où [les détenus] étaient torturés".

La torture, acceptée et aidée...

De plus, la Grande-Bretagne et d'autres pays sont accusés d'avoir envoyé des enquêteurs à Guantanamo, "ce qui peut raisonnablement être considéré comme une acceptation tacite" de la torture et des mauvais traitements. Le rapport, rédigé par le rapporteur spécial de l'ONU Martin Scheinen, affirme en outre que les Etats-Unis n'ont pu mener ce programme - illégal au regard du droit international - qu'en s'appuyant sur le consentement et l'aide de leurs alliés.

L'ONU s'inquiète aussi du "recours croissant au secret d'Etat" et accuse la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, la Roumanie et la Macédoine de dissimuler des "actes illégaux de court-circuitage des autorités judiciaires". La Grande-Bretagne, la Bosnie Herzégovine, le Canada, la Croatie, la Géorgie, l'Indonésie, le Kenya, la Macédoine et le Pakistan sont accusés d'avoir fourni des informations ou d'avoir participé aux arrestations de suspects avant leur transfert dans des prisons secrètes d'Afghanistan, d'Egypte, d'Ethiopie, de Jordanie, du Pakistan, du Maroc, d'Arabie Saoudite, du Yémen, de Syrie, de Thaïlande, d'Ouzbékistan...

La Grande-Bretagne sous pression

Au final, le gouvernement britannique est mis sous pression. Les organisations de défense des Droits de l'Homme demandent, de façon répétée et de plus en plus insistante, la création d'une commission d'enquête qui permettrait de mettre à jour le rôle de la Grande-Bretagne dans ce programme de détentions secrètes. Ce rapport de l'ONU sort quelques jours après la révélation que le MI5 (service de renseignement britannique) a effectivement collaboré à des interrogatoires secrets et à des actes de torture dans le cadre de la détention de Binyam Mohamed, ressortissant britannique récemment libéré et exonéré de toutes charges après sept ans de captivité à Guantanamo.

Une enquête sur les prisons secrètes

Suite à cette révélation, les rapporteurs de l'ONU ont annoncé mardi à Genève qu'ils allaient réaliser une étude sur les prisons secrètes utilisées notamment par la CIA dans le cadre de la "lutte contre le terrorisme". "Nous appelons tous les gouvernements à coopérer, non seulement pour clarifier les faits, mais pour que des centres de détention secrets ne soient plus utilisés à l'avenir", a notamment déclaré le rapporteur de l'ONU sur la torture Manfred Nowak.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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le secret d Etat c'est pas fini, le tsar kosy y veille

" Du secret-défense à la défense des secrets d’Etat.

Le projet de loi n° 1 216, relatif à la programmation militaire pour les années 2009 à 2014 (articles 12 à 14), va accroître sans limites précises les zones d’influences protectrices du secretdéfense en laissant le dessin de ses contours, au coup par coup, entre les mains du gouvernement.

Le voile du secret va donc s’étendre sur de grands pans de l’activité gouvernementale. Dès que l’Etat estimera que cela peut gêner ses petites et grandes manœuvres d’arrière-cuisine, citoyens, journalistes, magistrats, associations de défense se verront opposer à leurs questions un secret étendu : sur les risques d’une explosion, une fuite nucléaire, un accident maritime, un trafic d’armes, un fichage en réseau. Le verrouillage des secrets d’Etat est donc en bonne voie et dans de bonnes mains bien contrôlées." .....

http://www.liberation.fr/societe/0101321430-du-secret-defense-a-la-defense-des-secrets-d-etat