«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
«Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement (de l'Union européenne) tant qu'il n'y aura pas de nouvelles institutions.» La déclaration de Nicolas Sarkozy, mardi, lors d'une réunion avec des députés UMP, n'a pas manqué de faire réagir en Irlande. Surtout que le président de la République doit s'y rendre lundi prochain, pour représenter la présidence française de l'Union Européenne. Le Premier ministre irlandais Brian Cowen, en visite à New York, a adopté un ton diplomatique, reconnaissant qu'il y avait différentes façons de voir pour surmonter le non irlandais au traité de Lisbonne. Mais en privé, il serait en fait beaucoup plus vindicatif à l'encontre des déclarations de Nicolas Sarkozy. Il a même prévenu le Président français: «Rien n'est encore décidé sur un éventuel second vote ou sur toute autre chose.» Eamon Gilmore, leader du Labour Party, qui avait pourtant milité pour le oui, a estimé que Nicolas Sarkozy avait «commis un sérieux faux-pas». Sa remarque «ne sert à rien», a-t-il ajouté. [Article complet : 20 minutes](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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