Règle trois-tiers Montant dividendes touchés  Etat Trois tiers : 2,5 milliards pour les salariés de l'Etat-actionnaire ? trois tiers milliards euros salaries etat actionnaire 3492

"Nouveau" credo de Sarkozy, la règle des trois-tiers : les bénéfices des entreprises équitablement répartis entre actionnaires, investissements et salariés. L'idée remonte en réalité à début 2008. Mais les idées ne faisant pas le monde, l'Etat continue discrètement d'engranger les dividendes : 5,6 milliards d'euros prévus en 2009, plus de cinq fois plus qu'en 2003.

Dividendes Etat actionnaire

Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas déclaré : "Mon objectif, ce serait qu'on obtienne la société des trois tiers : en cas de bénéfices, un tiers pour l'actionnaire, un tiers pour les salariés, un tiers pour l'investissement", le 26 février... 2008 !? Si si, il l'a fait. Il y a donc un an que cette idée trotte dans ses multiples cerveaux remarquablement irrigués mais - semble-t-il - passablement surchargés.

5,6 milliards de dividendes pour l'Etat-actionnaire, quid des trois-tiers ?

Si Nicolas Sarkozy a fait de la "justice sociale" son nouveau cheval de bataille, force est de constater que l'idée ne date pas d'hier... et qu'elle ne se verra certainement pas concrétisée demain. Car l'Etat a touché plus de 5 milliards d'euros de dividendes pour l'année 2007. Selon Les Echos, ce chiffre grimperait à 5,6 milliards au titre de l'année 2008. Quid des trois-tiers ? Evoquez le sujet avec un des 850 000 salariés des 850 entreprises dans lesquelles l'Etat possède une participation : Areva, EDF, la SNCF, La Poste, EADS... il vous glapirait au nez, au mieux.

L'Etat-PDG, un actionnaire qui s'en met plein les poches

Car l'influence de l'Etat actionnaire sur le taux de redistribution est nul, même en cas d'actionnariat majoritaire. Comme l'indique une étude "Lasteyrie & Associés / Le Monde" d'avril 2008, les entreprises gérées par l'Etat distribuent des dividendes de façon comparable à ce qui se pratique dans le secteur privé. Les "Pay-Out ratios" des compagnies gérées par le Big-Boss sont proches de 50%. Ce qui signifie ni plus ni moins que l'Etat pourrait distribuer, au nom de la règle des "trois-tiers", un minimum de 2,5 milliards d'euros à ses salariés, autant que le plan annoncé lors du "sommet social".

Depuis 2003, l'Etat a multiplié par cinq le montant de ses dividendes ! Mais Sarkozy ne doit pas être au courant...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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grrrr

"Depuis 2003, l'Etat PDG a multiplié par cinq le montant de ses dividendes !"

Cette phrase me provoque une grosse tachycardie !
L'Etat ce n'est pas un membre du Medef ! Ce n'est pas un sale type qui va s'acheter un yacht avec ses dividende !
L'Etat c'est nous !!!

L'injection des capitaux dans les sociétés dont l'état est actionnaire est ponctionné sur les impôts de tous, et à hauteur des revenus de chacun (heu ... presque). Alors n'est-ce pas normal de voir les dividendes reversés à la population sous forme de route, d'école ou de réduction d'impôt ?

Critiquer l'utilisation de ces dividendes, ok. Mais que l'état fasse cadeau de ceux-ci aux employés de ces entreprises, non. Pourquoi aux employés plutôt qu'à l'ensemble de la population ??? N'est pas l'inverse de socialisme que vous proposez ?

Ou alors j'ai pas tout compris ...

"N'est pas l'inverse de

"N'est pas l'inverse de socialisme que vous proposez ?".

1/ Si c'était le cas, y aurait-il quelque chose de choquant ?

2/ Je ne propose rien dans cet article.

Remarquons juste que Sarkozy prône le 3-tiers dans la distribution des dividendes et qu'en tant que Pédégé suprême, il ne tient qu'à lui de s'appliquer ses propres recettes.

D'où la question : pourquoi ne le fait-il pas ? C'est le sens de l'article.

@micalement

Les trois tiers de sarko

Moi j'aimerais connaître la taille des tiers !!!

CÉSAR
..Tu ne sais même pas doser un mandarin-citron-curaçao.
Tu n'en fais pas deux pareils !

MARIUS
Comme les clients n'en boivent qu'un à la fois,
ils ne peuvent pas comparer.

CÉSAR
Ah ! Tu crois ça ! Tiens le père Cougourde, un homme admirable qui buvait douze mandarins par jour, sais-tu pourquoi il ne vient plus ?
Il me l'a dit. Parce que tes mélanges fantaisistes risquaient de lui gâter la bouche.

MARIUS
Lui gâter la bouche ! Un vieux pochard qui a le bec en zinc.

CÉSAR
C'est ça ! Insulte la clientèle au lieu de te perfectionner dans ton métier ! Eh bien, pour la dixième fois, je vais te l'expliquer, le picon-citron-curaçao. (Il s'installe derrière le comptoir.) Approche-toi !
(Marius s'avance et va suivre de près l'opération. César prend un grand verre, une carafe et trois bouteilles. Tout en parlant, il compose le breuvage.) Tu mets d'abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers. Bon. Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros. Bon. Ensuite, un BON tiers de Picon. Regarde la couleur. Regarde comme c'est joli. Et à la fin, un GRAND tiers d'eau. Voilà.

MARIUS
Et ça fait quatre tiers.

CÉSAR
Exactement. J'espère que cette fois, tu as compris.
(Il boit une gorgée du mélange).

MARIUS
Dans un verre, il n'y a que trois tiers.

CÉSAR
Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers !

MARIUS
Eh non, ça ne dépend pas.
Même dans un arrosoir, on ne peut mettre que trois tiers.

CÉSAR (triomphal)
Alors, explique moi comment j'en ai mis quatre dans ce verre.

MARIUS
Ça, c'est de l'arithmétique.

CÉSAR
Oui, quand on ne sait plus quoi dire, on cherche à détourner la conversation.