«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
L’état de droit vient de connaître un progrès inédit en Tunisie : désormais, les tribunaux y rendent l’injustice jour et nuit. Un tribunal a rendu son verdict dans le procès des meneurs du mouvement social dans le bassin minier de Gafsa. A l’issue d’une audience chaotique, six d’entre eux ont été condamnés à la peine maximale, dix ans de prison ferme. Ils ont été reconnus coupables d’«entente criminelle portant atteinte aux personnes et aux biens et rébellion armée commise par plus de dix personnes au cours de laquelle des voies de faits ont été exercées sur des fonctionnaires dans l’exercice de leur fonction». Ils avaient participé à des manifestations, violemment réprimées, contre le chômage, le népotisme et la misère, qui ont agité ce bassin minier pauvre de l’ouest tunisien pendant les six premiers mois de l’année. Le 6 juin, un manifestant avait été tué par balles à Redeyef, entraînant l’envoi de l’armée dans la région. [Article complet : liberation.fr](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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