«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Aura-t-il 100%, un peu moins, …un peu plus ? Le président tunisien, vingt-et-un ans de pouvoir aujourd’hui, maintient, rien que de très banal, le suspense. D’ores et déjà programmée pour 2009, son énième reconduction plébiscitaire laisse de ce fait entière cette deuxième question: le peuple qu’il gouverne est-il considéré comme mature ou immature? Non spécifique à la Tunisie, cette problématique s’inscrit en revanche explicitement dans les discours de ses gouvernants, au point de ponctuer les changements de régime de son histoire contemporaine. C’est en reconnaissant aux élites tunisiennes les qualités requises pour gouverner que, à Carthage, à l’été 1954, Pierre Mendès France amorce la fin du Protectorat français. Et c’est pour sa part lors du coup d’Etat du 7 novembre 1987 que Zine Ben Ali interrompt le règne de Habib Bourguiba, en proclamant que les Tunisiens en général sont à même de gérer leurs propres affaires. [Lire l'article complet sur tempsreel.nouvelobs.com] (Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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