«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Aujourd'hui dans la tourmente, "l'Union" a toujours utilisé son poids financier pour peser sur la politique sociale. Créée en 1901, l'Union des industries métallurgiques et minières (UIMM) façonne l'histoire sociale française depuis plus d'un siècle. Cent sept ans de lobbying, de pressions, de campagnes de presse, d'aide occulte aux politiques et de lutte acharnée contre le "bolchévisme". Où les pratiques du patronat font frémir... Coup d'oeil dans le rétro. "Il n'y a jamais eu de corruption, de financement politique, d'achat de parlementaires, ou de signatures lors d'un accord syndical, jamais." Lorsqu'il consent enfin à s'expliquer dans un entretien au Monde, Denis Gautier-Sauvagnac commence par proférer un demi-mensonge. Puis, il enchaîne par une demi-vérité en forme d'aveu: "Ce système, j'en ai hérité, je suis le septième délégué général depuis 1901. Ça tombe sur le septième, pas de chance, mon devoir est d'assumer. Mon erreur est de ne pas avoir arrêté le système en 1994." Pour bien comprendre l'emprise que l'UIMM exerce sur les relations sociales, il faut donc remonter aux origines, à la fondation de "l'Union". [Article complet : Rue89](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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UIMM, 1901 - 2008 : un siècle de pressions et de malversations patronales








