«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Les libertés sont-elles modulables selon les mentalités et les cultures? La question ressurgit alors que la planète célèbre cette année les soixante ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Négociée sous l’égide de la Ligue arabe, une charte régionale des droits de l’homme va pouvoir entrer en vigueur en mars. Elle a été ratifiée par la Jordanie, le Bahrein, la Libye, l’Algérie, les Emirats arabes unis, la Palestine, le Yémen. La Haut commissaire aux droits de l’homme, Louise Arbour, a salué l’événement. Cette "caution" de l’ONU a provoqué le tollé dans les milieux pro-israéliens. Ces derniers ont fortement réagi au préambule qui condamne le sionisme au même titre que le racisme. Ils reprochent à Louise Arbour de donner une crédibilité à une charte qui "appelle à la destruction d’Israël", d'après UN Watch. Alors que l’ONU est censée éviter tout amalgame à ce sujet. Les défenseurs des libertés, eux, considèrent qu’une telle mention relève du politique et n’a pas sa place dans ce texte. [Article complet : Rue89](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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Une Charte arabe des droits de l'homme qui fait polémique








