Xavier Bertrand veut loi parachutes dorés retraites chapeaux Xavier Bertrand, le Robin des lois du gouvernement xavier bertrand parachutes dores salaires grands patrons robin des lois du gouvernement

Xavier Bertrand met ses pas dans les pas de son père... politique, c'est à dire Nicolas Sarkozy, l'autoproclamé "héritier de Jean Jaurès". Haro sur les grands patrons, qui s'attribuent des parachutes en or et autres stock options cliquetantes. "Inqualifiable", "intolérable" ! Et Xavier Bertrand menace les malfaisants... d'une loi ! Une loi... qui existe déjà.

Xavier Bertrand loi parachutes dorés

Paris, le 12 juin 2008, à la Mutualité. Convention sociale de l'UMP : "Innovons pour la justice sociale" titre l'affiche. Xavier Bertrand se lâche : "C'est inqualifiable, et c'est intolérable. Sur ce sujet, il est important que certains dirigeants retrouvent le chemin de la décence". L'indécente, c'est Patricia Russo, directrice générale d'Alcatel-Lucent, qui vient de faire attribuer une lampée de stock options à 6 millions d'euros alors que sa petite entreprise est dans un piteux état. Et aux patrons en général, le ministre du travail lance la menace : "Parce que si vous, vous ne vous intéressez pas une bonne fois pour toutes à ce sujet, l'UMP, oui, l'UMP va porter ce sujet dans le débat".

Et pour être sûr qu'il a bien été compris, Xavier Bertrand a insisté, hier, sur Canal Plus. L'oeil sombre et menaçant, il a demandé aux organisations patronales de prendre le problème à bras le corps, "s'ils ne le font pas maintenant, on va le faire" a-t-déclaré. Non sans rappeler son mentor, pendant la campagne présidentiel, qui voulait réduire en chair à saucisse les "patrons voyous" et ceux dont "la gestion est un échec" et qui négocient "une prime d'éviction en forme de parachute en or".

Problème : le gouvernement a déjà brillamment légiféré

Loi n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (TEPA). Article 17 : "Sont interdits les éléments de rémunération, indemnités et avantages dont le bénéfice n'est pas subordonné au respect de conditions liées aux performances du bénéficiaire, appréciées au regard de celles de la société dont il préside le conseil d'administration ou exerce la direction générale ou la direction générale déléguée". Cet article devait éviter ce genre de pratiques douteuses. Autosatisfaction générale. Et moins d'un an après, les parachutes dorés ne se sont jamais aussi bien portés (50 millions d'euros pour les 10 plus gros parachutes dorés du CAC 40, selon Investorsight).

Vite... une loi !

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

partagez cet article : FACEBOOK partagez cet article : TWITTER partagez cet article : DEL.ICIO.US partagez cet article : GOOGLE partagez cet article : VIADEO 

Catégories :