4,2 millions de personnes mal logées, 12,3 millions qui peuvent basculer. Derrière ces chiffres, des vies suspendues à un bail qui n’arrive jamais. La crise n’est plus à venir, elle est là.
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La Fondation pour le Logement des Défavorisés publie son 31e rapport sur l’état du mal-logement en France. Que voici résumé :
2025 a été une année noire pour le logement, et la situation continue de s’enfoncer dans une spirale inquiétante. Tous les voyants sont au rouge : pauvreté en hausse, inégalités qui explosent, et politiques publiques réduites à des logiques de bouts de ficelle budgétaires. L’effort de la Nation pour le logement chute, alors même que c’est un secteur où on ne peut pas faire « plus avec moins ».
Le rapport met aussi en lumière un mal-logement invisible : vivre chez des proches faute de mieux, souvent dans des conditions épuisantes et indignes. Plus de 600 000 personnes sont hébergées chez des tiers de manière contrainte, un phénomène en forte hausse depuis dix ans.
Derrière les chiffres, il y a des vies sous pression, comme cette fillette qui raconte qu’ils sont dix dans une maison trop petite et trop bruyante pour dormir. Séparations, familles monoparentales, emplois précaires, baisse du pouvoir d’achat : tout pousse de plus en plus de gens vers cette débrouille forcée.
Au total, 4,2 millions de personnes sont mal logées ou sans logement, et 12,3 millions vivent avec la peur de basculer. La Fondation martèle que des mesures ponctuelles ne suffiront pas et qu’il faut des solutions structurelles, suivies et assumées. Avec les municipales de mars 2026 en ligne de mire, le message est simple : le logement est une urgence sociale, et chaque commune est concernée.