Une rixe, un mort, et tout le monde recherche le coupable « idéologique ». Sauf que l’enquête n’est pas une story Insta : elle prend du temps. Et pendant ce temps-là, le récit politico-médiatique le plus efficace gagne du terrain : c’est la faute de la gauche.
La vérité en garde à vue.
Minute de silence à l’Assemblée pour Quentin Deranque, 23 ans, militant d’extrême droite mort après une rixe à Lyon le 12 février 2026 : très vite, une partie des médias et des politiques crient « l’ultragauche » et tapent sur LFI, alors que l’enquête démarre à peine et que le récit porté par Némésis est basé sur des mensonges.
L’article démonte cette indignation sélective : l’émotion médiatique contraste avec l’oubli (ou la gêne) autour d’autres victimes de violences racistes/ultra-droite, listées noir sur blanc (Aboubakar Cissé, Hichem Miraoui, Djamel Bendjaballah…).
Avec Rachida Brahim (« La race tue deux fois »), il rappelle comment on « dépolitise » souvent le mobile raciste. Et balance le chiffre : entre 1986 et 2021, sur 53 meurtres à caractère idéologique, 9 sur 10 sont le fait de l’extrême droite (Isabelle Sommier).
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