Dans un hangar marseillais, on ne fait pas de grands discours, on parle gilets, moteurs, voiles et radeaux. La solidarité, ici, elle sent l’huile, le sel et le cambouis.
L’Estaque attaque.
À Marseille, dans un hangar de L’Estaque, une flottille citoyenne se prépare à lever l’ancre vers Gaza. Pas des héros en uniforme, plutôt des marins, électriciennes, mécanos, habitants du coin et bénévoles venus d’un peu partout, qui retapent à l’arrache – mais sérieusement – une vingtaine de bateaux d’occasion.
Leur but : contourner symboliquement et concrètement le blocus israélien, en acheminant du matériel dont ont besoin les Gazaouis : médical, scolaire, semences, équipements pour la pêche.
« On ne fait pas pour Gaza, on fait avec Gaza », résume une bénévole. Ici, on rafistole des coques, là, on apprend la voilerie sur le tas, on sécurise chaque départ, avec peu de moyens mais une grosse détermination.
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