Ils dormaient sous un pont, ils se sont réveillés dans les flammes. Trois hommes brûlés. Muhammed, un réfugié en règle, est hospitalisé chez les grands brûlés. Mais surtout… n’en parlons pas !
Rue inflammable – République en cendres
Un incendie ravage le campement Delphine Seyrig à Paris : trois hommes sont brûlés, dont Muhammed, ayant obtenu l’asile, aujourd’hui gravement blessé et hospitalisé chez les grands brûlés.
Alors que la cause officielle reste floue, des témoignages évoquent un acte volontaire, avec des tentes aspergées d’un produit inflammable et des traces d’hydrocarbures retrouvées.
Le drame met en lumière une absurdité brutale : des réfugiés dorment dehors faute de places, pendant que l’État supprime des milliers d’hébergements.
Comme le résume une bénévole, écœurée : « Faut-il attendre que des personnes brûlent pour leur proposer un hébergement ? ».