Ils n’ont plus droit à une pinte, ni même à une coupe de cheveux. Au Royaume‑Uni, les élus travaillistes sont désormais persona non grata dans les pubs et certains commerces. La colère fiscale fait ses premières victimes.
Au Royaume-Uni, plus de 1 000 pubs ont banni les élus travaillistes pour protester contre une réforme fiscale qui les met en danger. À l’origine du mouvement, un patron de pub qui avoue que « les bannir, c’était aussi un peu drôle », et l’idée a fait boule de neige.
Même Keir Starmer et la ministre des Finances Rachel Reeves se seraient fait refuser une pinte, pendant que des coiffeurs rejoignent la fronde et mettent aussi les ministres à la porte.
En cause : la fin d’un allègement fiscal post-Covid et une nouvelle taxe calculée sur la surface, qui double l’addition pour beaucoup de pubs déjà à bout. Le chiffre qui fait mal : sur une pinte, le pub garde 14 pence quand l’État en prend 2,50 £, et comme le résume Andy Lennox, « quand le fisc gagne plus que le pub, c’est qu’il y a un gros problème ».