« Les périodes les plus sombres de notre histoire. » C’est en ces termes que l’opposition décrit une initiative étudiante qui met l’Italie face à ses propres démons politiques.
L’école du soupçon.
Dans plusieurs lycées italiens, des militants d’extrême droite ont distribué des tracts avec un QR code vers un questionnaire polémique. Le but ? Demander aux élèves s’ils ont des « profs de gauche qui font de la propagande en classe » et de décrire « les cas les plus éclatants ».
Le groupe derrière l’initiative, Azione Studentesca, est lié au parti de Giorgia Meloni, ce qui a mis le feu aux poudres. Pour la gauche et les syndicats, c’est du fichage politique, et certains profs ont répondu en s’« autodénonçant » ironiquement comme « profs de gauche » sur les réseaux.
L’opposition crie au retour des « périodes les plus sombres de notre histoire », évoquant des méthodes néofascistes. Le camp Meloni contre-attaque : si des enseignants font de la propagande, « les étudiants ont le droit de protester », selon le député Giovanni Donzelli.
Azione Studentesca assure qu’aucun nom n’est demandé, donc pas de fichage, juste un « sondage ».
Le ministère de l’Instruction temporise et conclut que l’école doit rester un espace libre, pluraliste et respectueux.