L’hormone est interdite depuis 2008, mais la viande a quand même traversé l’Atlantique. Entre traçabilité bancale et communication en mode « tout va bien », la confiance prend cher.
Business as usual.
La Commission européenne a fini par lâcher le morceau : du bœuf brésilien traité à l’œstradiol 17β (une hormone interdite dans l’UE depuis 2008 car jugée cancérigène) a bien été vendu en Europe entre 2024 et 2025, malgré des mois de démentis.
En janvier 2025, une représentante assurait pourtant : « Il n’existe aucune preuve… ». Un an plus tard, Bruxelles tente de minimiser : 0,1 % des importations brésiliennes, circulez. Sauf que Foodwatch alertait déjà sur le flou total autour des 41 000 tonnes importées en 2024, et un audit pointait l’incapacité du Brésil à garantir une traçabilité solide. Même après un plan d’action et des progrès côté labos, la recommandation clé – empêcher l’export de viande issue d’animaux traités – n’a pas été suivie.
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