Scanners corporels, caméras boostées à l’IA, logiciels capables de traquer le « suspect » en temps réel : dans certains lycées, la sécurité prend des airs d’aéroport. Mais… jusqu’où est-on prêt à aller ?
Caméras « augmentées », scanners façon aéroport, brigades cyno : en Auvergne-Rhône-Alpes, les lycées servent de labo sécuritaire. Officiellement pour « détecter les comportements suspects ».
En vrai, ça flirte avec l’illégalité. La CNIL prévient : ces outils analysent en temps réel et aspirent des masses de données perso. Le risque ? Décisions arbitraires, discriminations, surveillance généralisée.
Après les JO 2024, l’expérimentation des caméras algorithmiques a été prolongée jusqu’à fin 2027, malgré un bilan mitigé. Certaines communes utilisent déjà des logiciels comme BriefCam en douce. À Lyon, un scanner corporel installé le 1er septembre 2025 a disparu dès le lendemain après tollé médiatique. Parents et profs dénoncent des « annonces paillettes » alors que les chaudières sont HS. La loose… « La vraie violence, c’est qu’on n’offre pas d’avenir », lâche un prof.