Sur la carte de Mercator, le Groenland fait presque jeu égal avec l’Afrique. Dans la réalité, il est quatorze fois plus petit. Cette erreur visuelle n’est pas anodine : elle fabrique du pouvoir, des fantasmes et des ambitions.
Si le Groenland paraît « gigantesque », c’est surtout à cause de la projection de Mercator, une carte qui gonfle visuellement les territoires du Nord.
Trump, fasciné par les cartes, confond symbole et réalité : sur Mercator, le Groenland semble presque aussi grand que l’Afrique… alors qu’il est en réalité 14 fois plus petit. Cette illusion cartographique n’est pas neutre : elle favorise historiquement les puissances du Nord et alimente des fantasmes géopolitiques très concrets, jusqu’aux projets d’annexion.
Changer de carte, c’est changer de monde : projections polaires, chinoises ou militaires replacent l’Arctique et le Groenland au cœur des équilibres stratégiques globaux. Mercator n’a jamais menti, mais on a fini par oublier qu’une carte est un choix politique déguisé en évidence, et Trump en est le symptôme le plus spectaculaire.
Voir aussi thetruesize.com, ou equal-earth.com