En voulant fluidifier les démarches de cartes grises, l’État a surtout fluidifié la fraude. La Cour des comptes décrit un système poreux, débordé, où les faux garages ont prospéré en toute tranquillité.
La tableau noir des cartes grises.
La Cour des comptes flingue sans détour la privatisation des démarches de cartes grises : en voulant aller vite avec la dématérialisation totale lancée en 2017, l’État a surtout laissé la porte grande ouverte aux combines.
Résultat : plus de 30 000 opérateurs privés ont eu accès au système d’immatriculation, sans vrais contrôles en amont, et des « garages fictifs » ont pu faire immatriculer frauduleusement près d’un million de véhicules.
L’addition est salée : plus de 550 millions d’euros perdus entre 2022 et 2024 pour l’État et les collectivités. La Cour parle de « dérive » et de « fraudes massives », expliquant que tout le spectre de la criminalité, de la petite magouille au crime organisé, a trouvé une autoroute dans ce dispositif.
Son verdict montre que les premières rustines posées en 2025 ne suffisent pas, il faut une vraie reprise en main par l’État, et vite.
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