Pékin promet du « sur-mesure » : indulgence pour les petites mains, sévérité pour les chefs. Sauf que dans ces réseaux, la ligne entre victime et coupable peut être floue…
En Asie du Sud-Est, la cyberescroquerie est devenue un vrai casse-tête pour Pékin. Le 26 février, la Cour populaire suprême sort l’artillerie des chiffres : entre 2021 et 2025, plus de 159 000 affaires de fraudes « télécoms/online » jugées et 338 000 personnes condamnées.
Rien qu’en 2025, 41 000 condamnés « de retour du nord de la Birmanie », zone frontalière où guerre, milices et mafias – souvent chinoises – font tourner des centres d’arnaques. Le business se sophistique : réseaux en groupes, transfrontalier, méthodes tordues. Problème : des victimes chinoises finissent parfois enrôlées pour arnaquer d’autres victimes… tandis que les cerveaux sont aussi chinois.
Réponse annoncée : clémence pour les petits exécutants/contraints, matraque pour les patrons – 39 perpétuités et 16 peines de mort. Et pourtant, la situation reste « grave et complexe ».
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