15 milliards de dollars, des dortoirs entourés de barbelés et des milliers de victimes réduites au silence. Chen Zhi n’était pas seulement un milliardaire : il était l’un des piliers d’un système de cyberarnaques mondialisé, étroitement lié au pouvoir cambodgien.
Le Cambodge a extradé en Chine Chen Zhi, milliardaire accusé d’avoir dirigé un vaste réseau de camps de travail forcé alimentant les arnaques à la romance et aux cryptos (pig-butchering).
Les autorités états-uniennes parlent de « l’une des plus grandes fraudes à l’investissement de l’histoire » et ont déjà saisi 127 271 bitcoins (≈ 15 milliards $) ainsi que des biens immobiliers de luxe à Londres.
Cette fortune aurait été bâtie sur la traite d’êtres humains, la séquestration et la torture, dans un système longtemps protégé par ses liens étroits avec le pouvoir cambodgien, dont il était un généreux donateur.
Mais pour les experts, son arrestation reste « une goutte d’eau » dans un pays où les centres d’arnaque génèrent jusqu’à 19 milliards $ par an, au cœur d’un crime organisé toujours florissant.