L’UE, avec l’« omnibus VI », s’apprête à sérieusement desserrer la vis sur les cosmétiques, en facilitant le retour de substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) dans des produits du quotidien.
La santé à fleur de peau…
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Sous couvert de « simplification », la Commission européenne crée des failles réglementaires qui privilégient l’économie à court terme au détriment de la santé, notamment en rendant les alternatives plus sûres quasi impossibles à reconnaître.
Pire : les délais de retrait explosent, passant de 18 mois à jusqu’à 4 ans, voire 6,5 ans si le Parlement obtient ce qu’il demande. En comptant 6 ans pour la procédure de classement CMR , cela veut dire plus de 10 ans d’exposition avant disparition réelle d’une substance dangereuse.
Des exceptions hallucinantes sont prévues, comme autoriser une substance CMR si elle est « dangereuse seulement par ingestion » ou maintenir des huiles essentielles contenant des CMR parce qu’elles sont d’origine végétale.
Pour Générations Futures, c’est un recul historique, et comme le résume Kildine Le Proux de La Rivière : « Ne pas nuire à la santé des Européens devrait être l’objectif premier », pas servir des intérêts privés à court terme.