Dans les centres de rétention administrative (CRA), l’État confie de plus en plus la gestion au privé… et ce sont souvent des travailleur·euses immigré·es (parfois ex‑sans‑papiers) qui font tourner la machine.
Louise Tassin raconte cette externalisation montée en douce depuis le milieu des années 2000 : d’abord nettoyage/restauration, puis « accueil », gestion du quotidien, ouverture des sas, badges, main courante… au point d’être, comme dit un salarié, « les yeux et les oreilles du centre ».
Pendant que l’État vise 3000 places en CRA d’ici 2027, la sous‑traitance fait des merveilles : salaires et effectifs rabotés, heures impayées, doubles journées, management toxique, harcèlement, et « obligation de discrétion ».
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