On nous vend les data centers comme des moteurs de croissance. Mais quand 136 millions de dollars n’accouchent que de 10 emplois, le storytelling commence sérieusement à sentir le cramé.
Serveurs partout, emploi nulle part.
Le texte de Futurism démonte la promesse miracle des data centers avec un exemple criant : dans l’Ohio, Ark Data Centers va investir 136 millions de dollars pour agrandir un campus… et créer 10 emplois à temps plein. Dix. Pas cent, pas cinquante : dix, malgré une exonération fiscale de 4,5 millions sur dix ans.
Le contraste est violent avec d’autres projets industriels cités : pour des montants comparables, eux génèrent entre 120 et près de 400 postes. Le papier tape là où ça fait mal : ces infrastructures avalent des subventions publiques, mobilisent énormément d’énergie, mettent les collectivités sous pression, mais offrent peu d’emplois stables en retour.
En gros, beaucoup de béton, beaucoup de serveurs, beaucoup de cadeaux fiscaux… pour un bénéfice social minimaliste. Derrière le fantasme de l’IA et de la modernité, le texte pose une question simple : pourquoi l’argent public se couche-t-il devant un modèle aussi peu rentable pour la société ?
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