Un cadre EDF a payé cher ses signalements liés à la sûreté nucléaire. Les prud’hommes de Paris lui donnent un coup de pouce : la mise à la retraite d’office est jugée infondée et requalifiée en licenciement nul.
EDF court-circuité par la justice.
EDF s’est fait taper sur les doigts : le conseil de prud’hommes de Paris condamne l’électricien à verser 250.000 € à un ex-cadre, mis à la retraite d’office après… avoir dénoncé du harcèlement moral.
Les juges estiment la mesure « infondée » et la requalifient en licenciement nul, avec en plus plus de 68.000 € (congés, fin de contrat, etc.). Embauché en 1998, Arnaud Begin dit avoir été pressurisé et placardisé parce qu’on lui aurait demandé en avril 2017 puis à l’été 2018 de minimiser des écarts de sûreté nucléaire.
Une précédente décision, en novembre 2024 (cour d’appel de Reims), avait déjà condamné EDF pour harcèlement. Lui parle d’atteinte à la liberté d’expression, se dit « détruit », « blacklisté », en invalidité, et évoque une information judiciaire toujours en cours à Marseille.
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