Pendant des années, des pratiques illégales ont été appliquées au vu et au su de l’administration. Le 9 janvier 2026, la justice reconnaît que l’État a failli à sa mission. Et que cette faillite a un coût : des souffrances animales massives et évitables.
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a condamné l’État le 9 janvier 2026 pour avoir laissé faire, pendant des années, des pratiques illégales et violentes dans l’élevage porcin géant de la SCEA de Promontval (Aube).
Grâce aux vidéos de L214 (2021), la justice reconnaît noir sur blanc l’illégalité du claquage des porcelets, de la caudectomie systématique, de la castration sans anesthésie, et des manquements graves aux soins, à l’eau et au bien-être animal.
Le juge est clair : ces pratiques causaient des « douleurs extrêmes » et étaient connues et tolérées par l’État, qui n’a réalisé que 3 contrôles en 18 ans dans l’un des plus gros élevages du département.
C’est une avancée juridique majeure, notamment sur le claquage, désormais reconnu explicitement comme illégal, et la 8ᵉ condamnation de l’État pour carence fautive obtenue par L214.
Pour L214, c’est une victoire qui montre que sans images, rien ne bouge, et un message aussi pour les marques et la grande distribution (Herta, E.Leclerc) : fermer les yeux, ce n’est plus possible.