À Walpeup, le bitume brûle à travers les semelles. La chaleur n’est pas « inconfortable », elle devient un risque immédiat, mesurable, médical. Et l’Australie vient d’en prendre une démonstration grandeur nature.
À 50 °C, même l’ombre transpire.
En Australie, l’été vient de finir, et il a cogné : records partout, jusqu’à 50 °C à Andamooka (29 janvier) et Port Augusta (30 janvier), et 48,9 °C à Walpeup. Sur place, le récit est clair : « Au soleil, la chaleur est une torture » – bouche sèche, tête en surchauffe, sol qui brûle même à travers les chaussures, obligation de trouver une pièce climatisée avant le malaise.
Ce n’est pas « juste gênant » : l’OMS alerte sur le stress thermique, l’AVC, l’insuffisance rénale, la déshydratation ; 2,4 milliards de travailleurs sont exposés. Plans d’action (pauses, eau, horaires, vêtements) : utile, mais pas suffisant. Le message final : s’adapter, oui, mais surtout réduire les émissions et sortir des fossiles, sinon ça va empirer (et la clim’, pourtant salvatrice, a aussi son coût carbone).
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