En pleine crise sécuritaire, l’armée équatorienne a voulu classer les médias. Une note sur 100 pour accéder aux événements officiels. En dessous de 60 ? Circulez.
Presse sous pression.
En Équateur, l’armée souhaite noter les médias. Un document révélé le 17 février 2026 montre qu’un système sur 100 points devait classer les rédactions selon leur ligne éditoriale, leur « rigueur » et leur loyauté envers les forces armées.
En dessous de 60, plus d’accréditation. Objectif assumé : pousser les médias critiques à « souligner les aspects positifs ». Tollé immédiat : « le propre d’une dictature », dénoncent plusieurs titres.
ONG et experts crient à la censure préalable. Dans un pays miné par une violence record – 9 216 homicides en 2025, soit 50,91 pour 100 000 habitants – le pouvoir invoque une « situation exceptionnelle ». Les militaires assurent que la directive n’est pas entrée en vigueur. Mais le malaise est bien réel.
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