La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme : en France, entre 6 et 8 millions d’armes circuleraient, dont environ 3 millions d’illégales.
Flou de gros calibre.
On navigue encore dans le brouillard : malgré le service central des armes et des explosifs (SCAE), le système d’information sur les armes (SIA) et une réglementation durcie, l’État reste incapable de compter précisément les armes légales et leurs détenteurs.
Le cadre s’est renforcé depuis 2017, mais il est devenu si touffu (33 textes entre 2007 et 2024) qu’il en perd en lisibilité. Autre faille flippante : le fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes (Finiada), censé bloquer les personnes dangereuses, souffre de sérieux trous, notamment sur certains antécédents psychiatriques.
En parallèle, la menace change de visage : trafics venus d’Ukraine ou des Balkans, saisies en hausse, armes imprimées en 3D, pas chères, efficaces, introuvables. Bref, le contrôle progresse, mais le système reste éclaté, lent et parfois à la ramasse face à un marché qui, lui, s’adapte très vite.
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