Il dénonce un conflit d’intérêts en 1996. Résultat : il se fait broyer par deux « ordres » et perd son métier. Mais son dossier, lui, refuse de mourir.
Philippe Rudyard Bessis, dentiste et avocat, tombe en 1996 sur un truc qui le sidère : l’Ordre des dentistes poursuit les praticiens devant une chambre disciplinaire présidée par un conseiller d’État… payé par l’Ordre.
« J’en tombe des nues », dit-il. Il écrit à Alain Juppé, la presse médicale relaie, et là, ça se referme sur lui : procédures, coups de pression, « omission » du barreau, puis radiation à vie comme dentiste pour « absence de confraternité ».
En parallèle, il traque l’argent : cotisations opaques, « dépens » réclamés aux sanctionnés, indemnités qui feraient tourner la machine… En 2017, la Cour des comptes documente un système de double rémunération et de dépenses luxueuses. Bessis relance alors l’offensive : plaintes, accusations de faux, enquête judiciaire… Trente ans plus tard, le « gêneur » n’a pas lâché.
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