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| 20/01/2026

L'État condamné pour avoir bâché des messages féministes dans une librairie

Image d’illustration © Les parleuses|Capture Les parleuses

Bâcher une librairie pour faire taire des messages féministes : la justice n’a guère apprécié. Bâcher n’est pas gouverner.

Le tribunal administratif de Nice a confirmé que l’État avait fauté en faisant bâcher la vitrine féministe de la librairie Les Parleuses lors d’une visite de Gérald Darmanin : atteinte à la liberté d’expression, point final.

La justice dit clairement que ces messages ne menaçaient pas l’ordre public et que le ministère de l’Intérieur s’est montré un tantinet trop zélé dans la répression. Les messages ? « Qui sème l’impunité récolte la colère », « Violeurs on vous voit, victimes on vous croit » et « Sophie on te croit ». Cette dernière phrase faisait référence à Sophie Patterson-Spatz, qui avait accusé Gérald Darmanin de viol.

Résultat : l’État doit indemniser la librairie et l’autrice, rappelant au passage qu’il reste encore quelques espaces de liberté, même quand ça dérange le pouvoir. Ouch…