F-35 : 13 européens ont perdu le contrôle de leur défense aérienne  - Armée Aviation Danemark Défense Europe F-35
| 16/02/2026

F-35 : 13 européens ont perdu le contrôle de leur défense aérienne

Image d’illustration © ramalaksono|Unsplash|Unsplash

Le F‑35 promet la supériorité par la furtivité et la fusion de données. Problème : la performance repose aussi sur une connexion permanente et des décisions industrielles/stratégiques qui se prennent… aux États-Unis.

Treize pays européens ont misé sur le F‑35 comme colonne vertébrale de leur flotte aérienne pour 40 ans. Sauf que ce jet n’est pas juste un avion : c’est un terminal connecté à l’écosystème US.

Maintenance, planif’ mission, mises à jour, bibliothèques de menaces… tout passe par des tuyaux et des serveurs états-uniens (ODIN, centre d’Eglin, etc.). Sans accès régulier, certaines capacités peuvent se dégrader.

Même la chaîne de pièces et la priorité logistique restent pilotées par Washington, avec des coûts MCO qui gonflent et une dispo qui patine. Niveau souveraineté, l’Europe n’a pas la main sur le logiciel ni l’intégration d’armes (Israël seul a gratté un accès partiel au code).

À cela, il faut ajouter les retards du Block 4 (pleine capacité opérationnelle), un coût horaire autour de 42 000 – 50 000 $, et une furtivité chère à entretenir : ça fait une supériorité aérienne… sous licence, pile au moment où… fallait pas. Dommage.

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