L’“affaire Fañch” résumait un malaise très français : tolérer les langues régionales… tant qu’elles restent discrètes. Désormais, le message est clair : les procureurs passent à autre chose et on arrête de judiciariser les prénoms avec tilde, point.
Le ~ n’est pas un crime.
Le ministère de la Justice demande désormais aux parquets de ne plus poursuivre les prénoms avec tilde, type Fañch. Objectif affiché : « respecter les choix individuels » et « ne pas engorger inutilement les juridictions », d’autant que ces procédures finissent… quasi toujours dans le mur.
En Bretagne, ça devrait enfin calmer les « affaires Fañch ». Exemple parlant : à Lorient (février 2025), après une tentative de rectification du prénom au nom d’une circulaire de 2014 (qui ne prévoit pas le tilde), le tribunal a remis les pendules à l’heure : le signe « n’est contraire, ni à l’intérêt de l’enfant, ni à l’usage de la langue française ».
Problème : la circulaire, elle, n’a toujours pas bougé, alors que plein de langues régionales utilisent d’autres diacritiques.
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